Le Beauty-Diary de Sephrenia #15 – « Ce produit est nul »
Non, je ne suis pas sur le point de descendre un produit que je n’ai pas aimé. J’ai juste envie de faire un petit point sur cette petite phrase que je lis régulièrement un peu partout sur le net.
Alors, le produit nul, je vous le dis de suite, c’est presque aussi rare qu’un canard à trois pattes. Evidemment, il existe des trucs qui vont déplaire à la majorité (je pense, notamment à la BB Crème Garnier qui a beaucoup fait râler depuis sa sortie), mais généralement, quand vous trouvez un produit « nul », c’est souvent à cause de plusieurs facteurs. Prenons le cas d’une crème ou d’un fond de teint (ça marche avec des tas d’autres trucs, mais les trucs qu’on mets sur la peau sont, à mon avis, l’exemple le plus parlant).
Déjà, en l’achetant, avez-vous évalué vos besoins réels ? Si vous attendez un miracle, c’est sûr le produit va vous décevoir (et ça, ça vaut pour tout, les miracles n’existant que dans le cerveau de celles qui croient les gens qui font la pub, merci, bonsoir !). Ensuite, par exemple, vous avez la peau mixte (une vraie peau mixte, pas une peau normale qui se croit mixte parce qu’elle a une mini zone grasse de 3 mm² entre les sourcils). Vous craquez sur l’odeur de cette fabuleuse crème pour peaux sèches. Vous l’appliquez. Déjà, ça ne pénètre pas vite. Ensuite, à terme, vous vous retrouvez avec une magnifique collection d’imperfections berk-pas-belle sur vos zones mixtes (tu m’étonnes). Alors, là, c’est le drame et vous clamez au monde entier que cette crème est une daubasse de la mort. Non. Vous avez juste mal lu l’étiquette. Beh oui, ma bonne dame, avant d’achetez, on lit l’étiquette, on évite d’acheter juste pour l’odeur.
Ensuite, lire l’étiquette ne suffit pas. Il faut avoir déterminé son type de peau (dixit la fille qui avait une peau normale qu’elle croyait devenue mixte mais en fait devenue sèche-déshydratée, surtout déshydratée). Comment on fait ? Hein ? Alors, là, le mieux c’est d’essayer de trouver un point diagnostic avec une machine spéciale (ça se trouve en pharmacie) qui va déterminer la taille des zones sèches et grasses, ainsi que votre degré d’hydratation, de vieillissement et de cicatrice de soleil de façon à ce que vous puissiez ensuite choisir vos soins (dans ma pharmacie c’est une machine de chez Vichy mais au final, on ne m’a pas forcée à acheter du Vichy). Et évitez de croire n’importe quoi ou d’écouter n’importe qui (une de mes copines à vu son film hydrolipidique tout bousillé avec des conseils nazes d’une pharmacienne qui n’y connaissait rien).
Le coup du fond de teint, c’est pareil. Une peau sèche ne se maquille pas comme une peau mixte ou grasse (et vice versa). Et on évite de matifier/poudrer une peau déshydratée (parce que la poudre, ça absorbe l’eau) sauf si c’est une poudre spécifique (me demandez pas, je ne sais pas, je poudre plus depuis que j’ai la peau qui craquèle dès qu’elle aperçoit de la poudre teint. Oui, je sais, c’est moche).
Enfin, vous ne savez peut-être pas vous servir du produit (et là, ça fout en l’air mon exemple crème/font de teint, tout le monde sais utiliser une crème ou un font de teint). Très honnêtement, vous auriez dû voir ma tête la première fois que j’ai essayé de manipuler un pinceau 14S de MUFE après avoir utilisé les pinceaux plats synthétiques Body Shop pendant des années. Bah oui, le pinceau dôme en poil naturel, ça ne dépose pas le fard pareil. On a tendance un peu trop facilement à crier au produit nul sans se pencher réellement sur son utilisation ou ses spécificités. Non, un produit de maquillage professionnel waterproof, ça ne s’utilise pas forcément (notez le « pas forcément », hein ?) qu’un produit grand public classique. Non, ce vernis transparent n’est pas nul parce qu’il est transparent (il est juste fait pour la « french manucure », pas pour être posé opaque en 25 couches, mais tu peux quand même si tu veux. Là par contre, j’admets que prévenir, ça serait parfois sympa), par contre, c’est votre droit le plus absolu de pas aimer (oui, même si tout le monde trouve ça génial).
A bientôt.
Sephrenia
PS : oui, maintenant, je signe, comme ça on peut plus me confondre avec Jenn.
Le Beauty-Diary de Sephrenia #14 – Des baumes
Oui, je sais mon titre est nul. Comme je crois l’avoir déjà dit, j’ai les lèvres affreusement sèches (option : si j’ai pas du baume à lèvre partout dans la maison, ma bouche est à vif en une journée). Bien évidemment, j’ai des tubes qui trainent un peu partout dans la maison. Mais l’essentiel, c’est celui que j’appelle « le baume-table de nuit », celui que pose en couche bien épaisse le soir avant de dormir (et qui entraine des accidents de poil de chat quand ma princesse adorée vient se frotter contre mon visage, la garce).
J’attends plusieurs choses de ce baume. Déjà, qu’il soit bien épais. Ensuite, qu’il répare les gerçures de la journée et qu’il nourrisse assez pour me laisser la bouche douce et repulpée au réveil. Ces derniers mois, j’en ai testé plusieurs (et fini deux sur les trois). Le Carmex « original » (sans odeur de cerise ou autre), l’Aroma-Zone à la noix de coco et le « Nourricier » de Sanoflore.
Carmex :
Aspect :
Un pot jaune et blanc, façon « aluminium coloré » ou un tube qu’on presse pour laisser sortir le produit (les adeptes du « total hygiénique » apprécieront, surtout quand il faut l’emporter partout).
Généralité :
Celui-ci est un classique en Angleterre. Il est doux, bien épais, laisse une sorte de fini « gloss » sur la bouche.
Ce que j’en pense :
L’effet « frais mentholé » m’a surprise au début (surtout avec une couche très épaisse), au point que j’ai dû attendre qu’il se dissipe pour pouvoir dormir (je rappelle que je pose ce baume avant de me coucher). On finit par s’habituer. Il se dose bien et il est facile d’en poser une bonne couche bien épaisse mais aussi une plus fine. Il faut noter, cependant que la compo est loin d’être clean (adepte du bio, passez votre chemin) car composée surtout de vaseline (dérivé pétrolier très à la mode dans les produits lèvres anglais). Il n’en reste pas moins que pour son prix (trois euros environ), il fait bien son job (du moins, ce que moi j’en attends). Son gros défaut est qu’il est difficile à trouver pour les Françaises même sur le net.
Aroma-Zone :
Aspect :
Un pot en verre transparent un peu lourd. C’est une des choses que je reproche également au Nuxe « Rêve de Miel » (mon chouchou absolu mais un poil cher pour moi ces temps-ci). Le verre se recycle mal (donc, une fois le baume fini, je le passe au lave-vaisselle et je le refile aux copines qui ont besoin de petits pots pour voyager). De ce point de vu là, je préfère le plastique recyclable (qui ne se casse pas en tombant, par exemple).
Généralité :
Il existe en plusieurs parfums et couleurs (issus d’extraits végétaux). J’ignore cependant s’il fait office de baume teinté (le mien était blanc). Il est, de plus, certifié BIO et 100% naturel (avec plus ou moins d’ingrédients bio, mais c’est spécifié sur les fiches).
Ce que j’en pense :
Je l’aime beaucoup. L’odeur est très agréable et contrairement à beaucoup de personnes, j’apprécie la présence de grains (minuscules, qui fondent à l’application mais néanmoins légèrement exfoliants, souvent présent quand un baume contient du beurre de karité), il se dose bien tout en étant bien épais. Au réveil, j’ai pu constater que mes lèvres étaient très bien hydratées. La seule chose que je peux lui reprocher, c’est qu’il contient de l’alcool (conservateur) et que le goût me gène un petit peu (c’est très léger mais j’ai l’odorat sensible). Il reste un bon produit (que je rachèterai) et qui, de plus est disponible en « achat coup de cœur » (un petit produit ou deux pour un ou deux euros de frais de port). Il est donc possible de l’acheter sans rien commander d’autre (ça se met en place automatiquement dans votre panier d’achat). Il vous reviendra alors environ à 5 euros 50.
Sanoflore :
Aspect :
Un pot en plastique léger (et recyclable) aux couleurs de la marque.
Généralité :
Certifié Ecocert, totalement bio, sans parabène, totalement organique c’est le produit idéal pour les adeptes du « tout naturel » (comme l’Aroma-Zone, soit dit en passant).
Ce que j’en pense :
L’odeur est une tuerie pour celles qui aiment le miel. La texture est, elle aussi parfaite et il contient lui aussi des petits grains mais de façon moins présente que le précédent. Il répare bien mais malheureusement, j’ai toujours des petites peaux au réveil (et ça, c’est un verdict : baume de jour, mais pas de nuit). Il coûte environ 5 euros et se trouve en parapharmacie.
Au final, je pense adopter plus facilement le Aroma-Zone que les autres (rapport à la facilité à se le procurer et son efficacité). Il n’en reste pas moins qu’aucun ne détrône mon Nuxe adoré qui est juste parfait.
A bientôt.




