Le bilan lecture de ce mois de mars a été un peu oublié ici et pourtant le mois de mars a été riche de trois lectures fantasy et fantastiques qui ont ravi mon petit cœur de lectrice.

D’Autres Royaumes Richard Matheson

Il y a eu « D’Autres Royaumes » de Richard Matheson que je souhaitais lire depuis bien longtemps. Le contexte de départ (la guerre de 18) m’avait un peu arrêtée jusque-là (c’est une période d’histoire qui ne m’intéresse pas) et je me suis rendu compte que c’était bien bête puisque c’est juste évoqué quelques pages au début. Alex, le personnage principal, est démobilisé pour blessure. Souhaitant rendre hommage à son ami perdu au front il s’installe à Gatford en Angleterre où on lui indique de ne surtout pas se rendre dans les bois. Croyant à des superstitions, Alex fini par rencontrer une Sorcière et une fille du petit peuple et ni l’une ni l’autre ne vont lui simplifier la vie…

Si j’ai aimé le folklore du roman j’ai aussi adoré la narration. Le narrateur est le personnage principal, plus âgé qui raconte cette aventure et place quelques anecdotes sur sa carrière d’écrivain par la même occasion apportant une note d’humour à l’histoire. L’auteur prend régulièrement le lecteur à témoin (ça plaira… ou pas). Le récit reste léger et le tout se lit facilement malgré le style donné par l’auteur à sa narration.

Seul petit bémol, on a l’impression qu’il manque quelque chose à un moment, une explication peut être, un petit goût d’inachevé à la fermeture des dernières pages !

Thuata - Jeanne Malysa

Thuata Jeanne Malysa

Sorti en début d’année aux éditions Livresque, Thuata fait parti des romans qui donnent envie de savoir la suite !

Anaïs est française, Parisienne plus précisément et elle vient de perdre son grand-père. Quelques jours après son décès, elle va recevoir des instructions de la part de celui-ci et se retrouver entraînée malgré elle dans une aventure aux proportions colossales.

Iain, lord Ecossais, se retrouve dans la même situation. Les circonstances vont, bien sûr, se charger de réunir les deux jeunes gens. Deux caractères bien trempés, même si les coups de sangs de notre Ecossais (les écossais sont réputés pour leur caractère certes) sont parfois assez incompréhensibles si bien que le jeune homme pourtant éduqué, à la tête d’une société fait preuve d’un manque de subtilité et de diplomatie un peu surprenant pour le personnage.  Anaïs fait preuve d’un entêtement à la limite du raisonnable par moments mais qui reste à mon sens, très réalistes.

Mais abordons l’histoire. Les deux jeunes gens se retrouvent lancés suite aux décès de leurs aïeuls à la recherche d’une pierre. L’histoire regorge de : codes à déchiffrer, de mystères à résoudre, de sociétés secrètes, de rencontres surprenantes et même des créatures fantastiques. Un joli cocktail (explosif) que Jeanne Malysa secoue d’une main experte. L’érotisme entre nos deux personnages est omniprésent, parfois un peu trop, au point qu’à un moment du livre on aimerait qu’ils se trouvent une chambre, consomment et passent à autre chose.

Chroniques du Soupir Mathieu Gaborit

Ahhh, quand j’ai vu un Gaborit sur la liste de Acr0 qui revendait des bouquins je ne pouvais pas passer à côté. L’univers de ce roman, comme toujours chez Gaborit est particulier, travaillé avec la minutie de l’orfèvres. Si on y retrouve les classiques de la fantasy (nains, elfes, fées…) on ne s’attends pas forcément à la suite. Chaque créature a une fée en lieu et place du cœur et c’est elle qui fourni le Souffle, le Soupir, celui qui fait vivre.

Parmi les fées cependant, il y a des renégates qui sont pourchassées et exterminées. Celles-ci volent le souffle des autres créatures pour survivre.

Et puis Saule, un nain, kidnappe une fille de la Haute Fée et rapporte le danger chez Lilas sa mère. S’ensuite une fuite, une poursuite à travers l’océan, à travers les arbres, où défile l’univers fantastique de Gaborit dans cet ouvrage.

L’écriture est comme à chaque fois incisive, cruelle, directe. Petit bémol cependant sur les personnages, auxquels on ne s’attache pas. Ils auraient mérité un peu plus de profondeur ou un peu plus de présence (Errence, Cerne). Un bon Gaborit en terme d’univers mais pas son meilleur !

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