Je suis une gourmande, ce qu’on appelle un « bec sucré ». Je fais partie de ces gens, qui, quand ils arrivent au restaurant regardent d’abord les desserts avant de décider ce qu’ils vont manger. Je suis même capable de ne pas entrer dans un restaurant en constatant que les desserts sont « nuls » même si le reste de la carte me plait (oui je sais, je pourrais aller manger mon dessert ailleurs, mais que voulez-vous…). Comme je ne bois pas d’alcool, je suis abonnée au soda, au coca pour être précise et tant qu’à faire, je le prends normal. Dans les cas de crise de conscience, je prends un zéro, mais, désolée pour ceux qui ne voient pas la différence, là où vous verrez une différence entre deux comtés (je ne mange pas non plus de fromage), je vois une différence entre un coca normal et un zéro et surtout ne me proposez pas un Pepsi. Si je dois grignoter quelque chose, ce n’est pas vers le salé que je vais aller mais bien vers le sucré et très franchement, je me passe d’apéro et d’entrée volontiers mais ne me zappez pas le dessert où je serais très déçue…

Soyons clairs, je suis intoxiquée au sucre.

Pendant ma grossesse, comme pour la précédente, je n’en ai pas abusé, car je n’en avais pas envie. Je pense en grande partie que c’est ce qui m’a permis de ne pas prendre trop de poids à chaque fois. Cependant, ça me revient comme un boomerang après à chaque fois et là… c’est le drame.

C’est quoi le Whole 30 ?

 

J’ai entendu parler pour la première fois du Whole 30 via le compte instagram de Rachel Martino, je n’y ai pas tout de suite fait attention à vrai dire, jusqu’à ce que la curiosité me titille et que j’aille voir un peu sur internet de quoi il en retournait. J’ai lu tout ça pendant une nuit d’insomnie et me suis commandé le livre dans la foulée avant de me lancer sans hésitation et avec motivation le lundi suivant (quelques jours après donc).

Bon ok, Jenn, mais c’est quoi ? Le Whole 30, c’est un programme alimentaire, une sorte de détox de l’organisme. Comme l’indique son nom, ce programme se déroule sur 30 jours. 30 jours durant lesquels on supprime de nombreux aliments pouvant causer divers déséquilibres dans notre corps. Il s’agit de ne manger que des aliments sains et cuisinés de nos petites mains. Pendant ces 30 jours, on supprime les laitages, le pain, les pâtes, le gluten, les légumineuses, les céréales, l’alcool et bien sûr, ce qui m’intéresse le plus, les sucres (ajoutés, et édulcorants). Comme le Whole 30 ne se focalise pas sur la perte de poids, l’une des conditions est de ne pas se peser/mesurer pendant le programme. Ils conseillent, si l’on souhaite vraiment le faire, de le faire avant, puis après.

Bien sûr, tout ça n’a rien de facile, ça implique pas mal de cuisine et quand on liste au départ les aliments que l’on doit supprimer, on se demande ce qu’on va bien pouvoir manger. C’est pourtant bien simple, on a droit aux légumes, aux viandes, poissons et oeufs, et jusqu’à 2 fruits par jours. Côté « graisses », c’est le type de graisse qui est limité pas la quantité, je peux utiliser indifféremment, huile d’olive, huile de coco (je favorise celle-ci) ou beurre clarrifié (ghee) (je n’utilise pas ce dernier car les deux premiers me suffisent amplement).

Quand on a une famille, dont un enfant qui mange difficilement autre chose que des légumineuses et un mari qui approche de son marathon, on peut difficilement leur imposer ce mode d’alimentation, et je me voyais mal leur supprimer tous les chocolats et sucres sous prétexte que j’avais envie de me détoxifier. Il faut donc organiser les placards de façon à ne pas tomber systématiquement sur les brownies quand on cherche l’huile de coco, et aussi discuter avec son compagnon et éventuellement les enfants pour qu’ils évitent de vous proposer ce que vous n’avez pas le droit de manger.

Au bout d’une semaine…

J’ai commencé le Whole 30 lundi dernier, le 26 mars.Cela va donc faire une première semaine complète que je me challenge.

Mon objectif principal : me détoxifier du sucre pour en consommer bien moins.

Mon objectif secondaire : après avoir lu le bouquin et avoir ouvert les yeux sur différents impacts que peuvent avoir certains groupe d’aliments sur notre corps, j’aimerais réussir à identifier s’il y a des aliments qu’il vaudrait mieux que je réduise au quotidien histoire de me sentir mieux dans ma peau.

Mon objectif caché : perdre un peu de poids, affiner un peu ma silhouette. Parce que oui, le Whole 30 n’est pas un régime permettant de perdre du poids au départ, entendez par là que ce n’est pas son but premier, en supprimant sucres, pains et autres, on perds toujours un peu de poids. Ce serait mentir que de dire que je n’espère pas perdre les quelques kilos de grossesse qui ne sont pas partis, surtout que, n’ayant pas encore fini ma rééducation du périnée, je n’ai pas la possibilité de faire beaucoup de sport pour l’instant.

Comment je me sens au jour le jour ?

Jour 1 : tout va bien, je suis motivée (c’est toujours comme ça lors d’un changement alimentaire, au début, c’est assez facile), mais je grogne tout de même après le chéri quand au dîner, alors qu’il a mangé après moi, il vient grignoter un ferrero et un carré de chocolat sous mon nez. Je ne lui interdit pas d’en manger, entendons-nous bien mais c’est la moindre des choses dans un couple, lorsque l’un des deux fait un peu attention de ne pas venir lui fourrer la tentation sous le nez non ? Je fais mes courses, pour moi, je mise principalement sur les légumes, j’achète pas mal de lait de coco (attention à la composition de celui-ci lorsque vous l’achetez (de l’eau et du lait de coco, c’est, dans l’idéal, tout ce qu’il doit contenir) histoire de ne pas courir en racheter à chaque fois que je veux faire quelque chose avec. Dans tous les cas, sans priver mes hommes, je fais aussi plus attention aux étiquettes des produits que j’achète en général.

Jour 2 : Je fais du « batch cooking ». Que vous ayez ou non un bébé, des enfants à gérer, c’est le plus simple. Choisissez un jour, en général on fait ça le dimanche, quand on a un peu plus de temps. Moi, j’ai surtout profité d’un jour où Mr G a dormi jusque tard le matin. J’épluche, découpe et précuit la plupart de mes légumes, ainsi que deux darnes de saumon, comme ça, il ne me reste plus qu’à composer mes assiettes et à cuire au dernier moment ce qui ne peut pas être fait en avance. Je me prépare une sauce au lait de coco et curry qui viendra accompagner mes légumes. La journée se passe bien mais j’ai quelques vertiges en fin de journée.

Jour 3 : aujourd’hui, les vertiges sont bien là ainsi qu’une intense fatigue. C’est le contre-coup de l’arrêt du sucre qui joue. Habituellement, ce sont dans des journées comme ça, que je je mange le moins bien, en plus, on est mercredi, généralement, on se fait une petite sortie avec Ticali le midi,  je prend généralement un coca, un dessert, un repas très peu équilibré. Aujourd’hui, rien de tout ça, et je constate que je n’ai pas « tellement besoin » de ces trois carrés de chocolat fourré, et puis « je vais prendre un coca, j’achète des petites canettes, plutôt que des grosses bouteilles, je n’en bois pas tant que ça ! » (il faut bien se donner bonne conscience).

Jour 4 : Je suis toujours bien fatiguée, mais j’ai déjà moins de vertige. Rien de bien notable dans cette journée.

Jour 5 : Plus de vertiges, la fatigue n’est plus si présente, pas plus que les autres jours. Mes beaux-parents arrivent en fin de journée, le week-end ne va pas forcément être facile car cela annonce des repas de famille.

Jour 6 : Je fais une partie de mes repas à part, je ne touche pas au riz et aux pâtes mais je consomme le poisson qu’on a fait cuire. Le plus dur, c’est de regarder les desserts me passer sous le nez. MAIS, ce n’est à la fois pas si dur que ça, l’avantage, c’est que je n’en suis qu’au début de mon challenge, ce n’est pas le moment où résister est le plus difficile.

Jour 7 : Il fait beau, on mange sur la table dehors, c’est sans doute le contexte mais j’ai très envie d’un coca. Je résiste bien sûr, ce serait dommage de tout lâcher au bout de 7 jours non ? et l’envie passe rapidement.

Jour 8 : La boucle est bouclée, une semaine de programme. Pas de gros manque pour l’instant, la fatigue et les vertiges sont passés.

Bilan de la première semaine

Cette première semaine c’est déroulée sans trop d’accro, j’ai réussi à résister aux chocolats de Pâques, aux gâteaux et aux pizzas commandées par le chéri samedi soir, je suis assez fière de moi car j’ai toujours considéré que je n’avais aucune volonté quand il s’agit de résister à des choses que j’aime manger et cette première semaine me prouve qu’en fait c’est possible. #nonscalevictory donc pour moi, découvrir que j’ai plus de volonté que je ne le pense à ce niveau-là. Je n’ai pas trop eu faim entre les repas, hors pour moi qui ai faim toute la journée en temps normal, surtout en matinée, c’est une autre petite victoire. Par contre, je n’attends pas mon homme pour manger le soir, car il rentre tard et d’une part, je n’aime pas manger à 21h (je n’ai pas le temps de digérer correctement avant d’aller me coucher) et d’autre part, j’ai faim bien avant cette heure. Je mange donc en même temps que Ticali, ce qui correspond bien plus à mon horloge interne. Et non, contrairement à ce que pensent la plupart des gens, le fait de manger à 18h30 (oui vous avez bien lu), ne fait pas que j’ai faim avant d’aller me coucher même si on pousse jusqu’à 23h ou plus. Et dans le cas où j’ai faim avant 22h, je complète mon repas d’une pomme par exemple.

#scalevictory de la semaine, je vois bien que j’ai déjà un peu dégonflé au niveau de la taille et du ventre.

Une chose très importante

Le soutient des proches. Ca paraît peu, mais c’est bien d’avoir une personne sur qui on peut compter surtout quand on flanche un peu. Ma personne back-up, c’est mon chéri. Aussi dimanche, quand je lui ai dit que j’avais vraiment envie de coca, on a pu en discuter et déterminer qu’est ce qui faisait que j’avais cette envie. Le temps qu’on en parle, je n’avais plus envie d’en boire ! Une envie de nourriture de ce genre passe généralement dans les 5mn en fait, le tout c’est de réussir à se donner le temps de laisser passer l’envie, ce que je ne fais généralement pas, étant une » mangeuse émotionnelle ». A savoir que j’ai tendance, en cas de stress, d’énervement, de fatigue, à me réfugier dans la nourriture qui fait plaisir.

 

 

Pour en savoir plus sur le Whole 30, je vous conseille dans un premier temps d’aller lire le dossier sur le site français du programme : paleoh.fr/dossier-whole30/, puis, si cela vous intéresse vraiment, de commander le livre qui saura notamment vous donner des conseils sur comment manger si vous devez sortir, manger au restaurant ou en dehors de chez vous. Et pour ceux qui mangent au boulot, si si, c’est tout à fait possible, il suffit juste de préparer en quantité suffisante la veille au soir pour pouvoir emporter, c’est ce que je faisais quand je ne travaillais pas chez moi.

xoxo, Jenn

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