On le répète souvent, mais l’arrivée d’un enfant dans un couple change une vie. On prend un rythme différent, on s’organise autrement, on est plus non plus les mêmes dans son couple. On sait même que certains couples ne survivent pas à l’arrivée d’un enfant, c’est malheureux, mais quand on devient parent, c’est vrai qu’on change beaucoup. A l’arrivée de Ticali, j’étais en congé parental, mon activité salariée mise entre parenthèses pour l’instant même si j’envisageais déjà fortement de me mettre en freelance. Je n’avais donc « que ça à faire » de m’occuper de lui. J’ai organisé mon quotidien autour de lui, les tétées au début (je ne voulais pas du tout allaiter en dehors de la maison, je me sentais très mal à l’aise avec ça d’une part, et d’autre part, l’allaitement étant compliqué, je n’en avais pas envie), les horaires de siestes par la suite. Au coeur de l’hiver, comme en ce moment, je ne sortais quasiment pas de chez moi. Si je m’écoutais j’hibernerais en hiver de toute façon. Ticali était un peu ma bonne raison de ne pas m’amuser à aller danser sous la pluie, quand il faisait trop froid, hop, on restait bien au chaud à la maison, si je n’avais pas une bonne raison de sortir, je ne le faisais pas.

Je ne l’ai jamais ou très peu réveillé pendant les premières années, le laissant suivre son rythme naturel. Ticali a toujours été un gros dormeur, il pouvait donc faire des nuits jusque 9h30/10h. Pendant les années qui ont suivi, on a évolué tous les deux, Ticali a grandi, lors de sa troisième année, il avait deux matinées de halte-garderie. Moi, j’avais quitté mon boulot pour me mettre à mon compte depuis plusieurs mois et j’étais contente de trouver un peu de temps pour travailler calmement, d’autant que les jours de halte-garderie, il était crevé et s’endormait presque sur sa chaise au moment des repas et me faisait une énorme sieste de 3h par la suite. A partir de cette année, j’ai commencé à le lever à la même heure tous les jours, la halte-garderie commençant à 9h, je le réveillais vers 8h, ce qui fait que le rythme du soir avait changé aussi, il a commençé à se coucher un peu plus tôt (aux alentours de 20h30). Avec l’école, le rythme c’est accéléré, et bien qu’en petite section ils font toujours la sieste, il était épuisé le soir et il était très difficile à réveiller le matin à 7h30, j’ai donc avancé l’heure de coucher à 19h30.En petite section, jusqu’au mois de janvier, je le récupèrais à midi, puis, je l’ai laissé toute la journée à l’école. J’aurais pu le récupérer à midi (je vous ai d’ailleurs parlé de ce sentiment de culpabilité) mais les aller-retours entre la maison et l’école me faisaient perdre trop de temps sur mon boulot d’autant que je récupère Ticali à 16h.

Je termine donc mon boulot très tôt. J’ai un réveil sur mon portable au cas où je ne verrais pas l’heure tourner l’après-midi, et aux alentours de 15h40 je stoppe tout. Si la journée a été particulièrement difficile, j’essaie de m’arrêter à 15h30 et de prendre 10mn pour respirer, prendre un thé, faire une pause avant la tornade. Le temps de me préparer à partir, éventuellement préparer son gouter à emporter si on passe au parc après l’école, de prévoir le temps de trouver une place pour me garer si j’y vais en voiture… Et la fin de la journée est une course. Lorsqu’il va au parc après l’école, nous rentrons aux alentours de 17h, en général, je le mets directement dans son bain dans ce cas-là. S’il ne va pas au parc, je lui accorde une pause dessins animés en même temps que le goûter, c’est un moment qu’on essaie de passer ensemble, sauf lorsque j’ai vraiment trop de boulot et que j’en profite pour grapiller une heure de plus, le temps du gouter + le bain. A partir de 17h30, je lui prépare son repas. Ticali mange très très très lentement. C’est à dire qu’il peut passer entre 40mn et 1h devant son assiette (même si celle-ci contient une knaki et des frites et qu’il me harcèle depuis une heure en me disant « j’ai très très faim maman »). Je le met donc à table aux alentours de 18h/18h15.  Si on a de la chance, à 19h, il a terminé et on vaque à nos occupations, (s’il n’en a pas trop regardé, je le laisse regarder 10mn de dessin animé), s’il faut ranger la chambre, c’est à ce moment là qu’on le fait… A 19h15, c’est pipi, les dents, l’histoire et dodo.

Enfin, ça c’était avant l’arrivée de Mr. G.

En ce moment ma journée se fait donc au rythme des tétées de Mr G. mais aussi de l’école pour Ticali. Je me suis accordé une pause dans le boulot,  même si ça fait mal de devoir refuser des clients, je sais que je fais bien. D’une part, parce que ces premiers mois vont passer très très vite et que j’ai envie de voir mon deuxième fils évoluer autant que j’ai pu le faire pour le premier, et que de toute façon, avec un rythme de tétées, qui certains jours, sont toutes les deux heures, je serais bien incapable de donner et respecter un délais pour un client.

Côté organisation donc, nous avons un facteur aléatoire, un bébé, ce qui n’est pas évident pour moi, mais j’essaie de faire en sorte à ce que le quotidien puisse se passer sans trop de difficulté.

  • Je prévoie mes repas en avance (ça, ça peut s’appliquer pour tout le monde), de façon à ne pas me précipiter dans la facilité au dernier moment) et je les prépare dès que j’ai un moment de libre. Ce que je cuisine en ce moment doit donc pouvoir se réchauffer facilement, surtout les jours où je suis seule, les week-end, c’est différent, on est deux pour gérer.
  • Pour compléter le point ci-dessus, j’essaie de réfléchir en avance aux menus de la semaine, ça me permet de faire les courses en conséquence et d’éviter les aller retours à la supérette du coin, même si, allez savoir pourquoi, il y a toujours un truc que j’oublie.
  • Nous nous sommes acheté un agenda familial, celui de chez Mémoniak, qui est bien réfléchi, et permet même de noter les anniversaires de tout le monde, les menus, les listes de courses (détachables), de faire son budget et contient même des astuces, des rappels de tableau de cuisson, de quoi noter les coordonnées du médecin, de l’école, les infos sur vos animaux de compagnie, un carnet d’adresse, les emplois du temps des enfants… Bref, c’est très pratique. Avec l’homme ça nous permet de noter les sorties/soirées prévues, mais aussi les jours où il est en déplacement, nous évitant ainsi les « mais si, je t’avais dis que je n’étais pas là tel soir ». Il est fourni avec son stylo attaché (très pratique pour ne pas chercher un stylo dans toute la maison) et une règlette/marque-page. En plus, il est joli !
  • Je prépare la table du petit déjeuner et tout ce dont on a besoin, la veille au soir, même s’il est encore tôt, dès que Mr G. me laisse une minute, je prépare, ces derniers jours, il ne dort que très peu entre 18 et 22h, et a besoin d’être aux bras, donc, oui, l’autre soir, la table du ptit déj était prête à 17h30. Notre table à manger étant grande, on peut se le permettre ou manger dans la cuisine si besoin. Je prépare même en avance ma tasse de chocolat (le sucre et le cacao sont dans la tasse, reste à verser le lait et réchauffer, ça n’est pas grand chose mais tout accumulé ça fait des minutes de gagner), la poele est posée sur le feu, l’oeuf dans le bol avec le mini fouet pour l’oeuf brouillé de Ticali, les verres, couverts sont prêts sur la table. Je sors aussi tous les ingrédients si je compte me faire un bowl cake le lendemain matin. Je me rappelle que mes parents ont toujours préparé la table du petit déjeuner la veille au soir, je commence à comprendre pourquoi.
  • Je mange quand Mr G. dort. J’ai eu l’habitude de manger tôt depuis toute petite, ça ne me dérange absolument pas de déjeuner à 11h, au contraire, j’ai déjà très faim à cette heure là (oui, même en me faisant un bowl cake ou des oeufs brouillés le matin). Si je vois que je commence à avoir faim et que Mr G. dort, je mange, ça me retrouver coincée s’il se réveille à midi, que je n’ai pas encore mangé, mais que j’ai très faim et que, du coup, je suis un peu agacée (oui je suis du genre à être de mauvaise humeur quand j’ai faim), mais comme un imprévu est vite arrivé avec un tout petit, il m’arrive aussi de déjeuner à 13h… L’autre soir, il a dormi une vingtaine de minutes, entre 19h30 et 20h, comme tout était prêt, que j’avais couché Ticali, je me suis précipitée dans mon assiette. La veille, il n’avait pas du tout dormi entre 17h et 23h, il pleurait encore et encore et ne se calmait que dans mes bras, j’ai donc attendu jusque 21h que l’homme rentre pour pouvoir manger un morceau.
  • Je tire mon lait. Ca peut paraître anodin, mais certains jours où je n’avais pas de lait de côté et qu’il fallait que je parte à cause d’un rdv ou pour aller chercher Ticali, c’était compliqué. Les premiers jours de la rentrée, mon homme était encore en congé, je devais aller chercher Ticali à 16h, mais Mr G c’est réveillé à 15h40, hurlant de faim. Mon homme (qui était en plein travaux dans le jardin) a donc du tout interrompre et aller le chercher. Avoir toujours un biberon de côté me permet d’être plus sereine, s’il faut partir, tant pis, je pars et je lui donne le biberon dès que j’arrive. Quand on sort, ça m’évite aussi de devoir me mettre à moitié à poils à l’extérieur et devoir trouver un endroit où s’arrêter où je pourrais être à l’intérieur et relativement confortable pour allaiter. Au pire, je peux lui donner son biberon pendant qu’il est dans la poussette.
  • Le soir, l’emploi du temps est complètement bousculé. Je prépare donc le repas de Ticali dans l’après-midi (sauf si c’est quelque chose qui peut aller au four). En ce moment, comme il fait bien froid et qu’il pleut presque tout le temps, nous n’allons pas au parc, on rentre donc directement, Ticali prend son gouter et gère son bain tout seul (c’est le cas depuis quelques mois maintenant), sauf pour la sortie de la baignoire où il sait qu’il doit m’appeler, il a faillit retomber en arrière une fois où j’étais avec lui, on préfère éviter ça). Si on en a la possibilité, que Mr. G. dort encore (la voiture, c’est magique), on en profite pour passer ces moments ensemble, pour moi c’est aussi l’occasion de sauter dans la douche. Il nous arrive de lire l’histoire de Ticali avec Mr G. dans mes bras s’il ne veut pas dormir, je préfère les soirs où je peux avoir ce moment en tête à tête avec Ticali, du coup, en général, je lui demande si ça ne le dérange pas que Mr G. soit avec nous pour l’histoire (le jour où il me dit non, je suis mal barrée par contre), ça lui permet de garder un peu de contrôle sur ce qui se passe et je pense que c’est plus facile comme ça.
  • Du temps pour moi… J’avoue, là, ça devient très difficile avec deux petits à gérer, surtout en fin de journée. Du coup, si je vois Mr G être bien endormi après une tétée en début d’après-midi, il m’arrive (bien que rarement parce qu’il y a toujours du linge à laver, à ranger, une vaisselle qui attends, un repas à préparer…) de me faire couler un bain, de prendre un livre et de m’accorder un peu de détente. Où alors, j’en profite pour écrire un article, comme en ce moment, alors que j’aurais du en profiter pour faire autre chose). Je n’ai pas avancé mon heure de réveil le matin. Je me lève à 6h40, si la tétée du Mr G a lieu vers 6h, je ne retourne pas me coucher, je m’habille, je déjeuner et je vaque à mes occupations, sinon, c’est 6h40. J’essaie de prendre 5mn pour faire au moins mon teint et me sentir moi-même, même s’il arrive que bébé se réveille aussi pile à cette heure-là.
  • Je me couche dès que je peux. Quand le chéri est là, il nous arrive de nous coucher assez tard, il n’est pas rare qu’on soit (habituellement) en train de lire ou de finir un film entre 23h30 et minuit. A l’inverse, les jours où je suis toute seule (entendez que chéri n’est pas là), il m’arrive de me coucher à 21h. Mr G. dort rarement à cette heure là, par contre, je m’endors régulièrement sur le canapé ou je laisse Mr G à son papa (avec un biberon) et je monte me coucher, ça me permet de récupérer un peu avant les réveils nocturnes pour la tétée. Sauf les jours où Mr G. m’a fait une très mauvaise nuit, je ne fais pas de sieste. Je ne sais pas faire de sieste, où je dors une heure et demi ou pas du tout. Si on me dit, tu as 15mn, reposes-toi, je passe mes 15mn à compter les minutes qui me restent, ça me stresse. Il m’est arrivé début décembre, d’amener Ticali à l’école et de profiter que Mr G. c’était endormi dans sa coque pour aller me recoucher par contre.
  • Je ne m’impose pas de to do list. Soyons honnêtes, je ne fais pas énormément de choses dans une journée en ce moment, il m’arrive de me dire « tiens, aujourd’hui je vais faire ça » et de le faire trois jours plus tard parce que ça a tout simplement été impossible. Pas de to do list donc, c’est la meilleure façon de devenir folle en voyant tout ce qui reste en plan.
  • Je fais beaucoup de photos. Ça n’a rien à voir avec l’organisation, mais je veux me souvenir de tout. Et puis ça me donne l’occasion de ne pas perdre la main sur mes logiciels et de travailler la composition, une chose que je n’ai pas trop eu l’occasion de faire depuis que j’ai quitté le projet Sweet Time. Du coup, je prévoie la tenue de Mr G. la veille, je réfléchis à des idées et pendant les tétées de la nuit, il m’arrive de parcourir instagram et pinterest à la recherche d’idées, pendant les 10 premières minutes de tétées, ensuite j’éteins tout pour ne pas griller les hormones du sommeil et puis passé les 10 premières minutes, on fait une pause, un rot, Mr G. a parfois des rejets, ensuite on termine la tétée et j’attends qu’il soit bien endormi pour le remettre dans son lit.

Il faut savoir que je ne laisse pas Mr G. pleurer. Je n’ai jamais vu l’utilité de laisser pleurer un bébé (surtout à cet âge), ça ne va pas « lui faire les poumons », ou lui « apprendre à patienter », ou encore à « ne pas faire de caprices ». Un bébé n’a pas ces notions, il sait seulement qu’il a faim, qu’il est gêné par sa couche, qu’il a froid ou chaud, qu’il a besoin de sentir papa ou maman… bref, il sait que quelque chose ne va pas, donc il pleure.

Du coup, s’il pleure, j’interromps un peu toutes mes activités pour m’occuper de lui, le garder dans les bras s’il le faut, et pendant ses premières semaines de vie, Mr G. a été un vrai bébé koala, dans les bras quasi toute la journée. C’est que nous avons un « gros » bébé, qui nous paraît plus vieux que son âge, si bien qu’on oublie parfois qu’il n’est encore qu’un tout petit.

xoxo, Jenn

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