La dernière photo que j’ai prise de moi enceinte – la veille de mon accouchement

Il fallait bien que j’en vienne à vous parler de l’accouchement et j’avais envie de vous en parler tant que c’est frais dans mon esprit, avant que le corps oublie…

Tout a commencé le mercredi précédent l’accouchement (le 3 décembre au soir donc), comme pour Ticali, faux départ, j’ai cru avoir fissuré la poche des eaux, petit tour à la maternité donc pour vérifier tout ça. Rien en vue.
Le dimanche soir suivant en revanche, je l’avais bien fissurée, mais je me suis mise en doute. A partir de 22h petites contractions, mais rien de bien parlant. A partir de 23 plus de doutes dans ma tête, j’accoucherais le lendemain. (Comme pour Ticali, à la date que j’avais prévue)
Tout s’intensifie dans la nuit et je n’ai plus qu’une idée en tête, tenir jusqu’au matin pour ne pas avoir à réveiller Ticali (et les amis qui devaient l’accueillir) en pleine nuit. Je prends donc deux spasfons, plus par acquis de conscience (je sais aussi qu’on va me le demander en arrivant à la maternité, bien sûr sans aucune efficacité.
A 4 heures du matin j’abandonne l’idée de réussir à dormir et je file dans un bon bain qui atténue un peu les douleurs. Aux alentours de 5 heures j’admet que je ne vais pas pouvoir tenir plus longtemps, les contractions commencent à m’arracher plus que des grimaces. Le chéri me rejoins et prends une douche rapide le temps que je commence, doucement mais sûrement à me rhabiller.

On réveille Ticali, pas trop difficilement et on lui explique qu’on doit partir à la maternité parce que le bébé arrive. On a un petit râté au moment de mettre les chaussures car il est tôt, qu’il est fatigué et qu’il ne comprends pas vraiment qu’on essaie quand même un peu de se dépêcher (oui j’avais l’impression d’être au ralenti mais j’avais quand même un sentiment d’urgence).

Arrivée à la maternité, on est pris en charge rapidement, le sage-homme vérifie le col ( à 3 cm), me confirme la fissure de la poche des eaux et me demande ce que je souhaites faire après le monitoring (ma maternité propose une baignoire, les ballons, tout pour favoriser la mobilité. Il nous laisse le temps du monitoring. Je le rappelle 10/15 mn plus tard car les contractions se sont bien intensifiées et que je n’ai pas tellement envie que Ticali assiste à plus de tout ça. Après vérification, je suis dilatée à 6, on passe donc directement en salle de naissance. Mon mari et Ticali vont attendre dans le couloir le temps que notre amie puisse passer chercher Ticali.

Pendant ce temps de mon côté, les contractions s’intensifient très rapidement si bien qu’il est très compliqué de me poser la péridurale. J’ai envie de mordre l’anesthésiste qui n’arrête pas de me faire des remarques désagréables du genre « c’est pas la peine de crier madame, ça ne sert à rien ». Si si, je t’assures, je libère mon chi, et si, physiquement, ça ne change rien à ma douleur, ça me fait du bien d’extérioriser ! Le gaz hilarant ne me fait pas rire du tout, d’autant que, comme je peine à trouver mon souffle, j’ai du mal à le respirer. Je fini, avec un gros gros effort sur moi même à réussir à souffler dans ce foutu masque et ça se calme un peu. On arrive à poser la péridurale. Je suis dilatée à 8. C’était super limite !

Il faut savoir, que pour Ticali, j’ai apprécié le calme apporté par la péridurale mais, elle était trop forte si bien que je n’ai pas senti le bas de mon corps pendant tout l’accouchement et ce, jusque trois heures après mon retour dans la chambre. Du coup, j’avais envisagé d’accoucher sans péridurale cette fois-ci, mais la douleur a eu raison de mes bonnes résolutions. Cette fois-ci, pas de soucis, une demi-heure après la pose, j’ai récupéré des sensations dans le bout des orteils et j’ai pu vivre mon accouchement en bougeant comme il fallait. D’autant que quelques minutes après la pose de la péridurale, j’étais prête à accoucher mais bébé lui, était encore trop haut dans l’utérus, si bien qu’il a fallu que je fasse quelques exercices, aidée par le chéri (qui est arrivé juste comme on avait posé la péridurale, il a donc évité le pire moment pour moi) pour le faire descendre ce qui a du prendre une trentaine de minutes.

Quelques poussées de plus et mon petit Hobbit joufflu était là (mon fils n’est pas poilu comme un hobbit mais il a des petites oreilles légèrement en pointe et surtout, il mange au même rythme qu’un hobbit, très souvent). Encore plus chevelu que son frère, aussi potelé que je l’étais à la naissance. Ce fut un peu la surprise car on m’avait annoncé un bébé du même poids que Ticali à la naissance (3,2kg) et je me suis retrouvée avec un bébé de 3,9kg, ce n’est pas tout à fait la même chose ;). Je me rappelle m’être dit que sa tenue de naissance ne lui irait jamais. Il y est rentré, mais de justesse et heureusement que j’avais prévu du 1 mois dans la valise en plus du naissance car il était bien engoncé dedans.

Mr G. – Quelques heures à peine.

4 décembre 2017 (à la date que j’avais prévue, encore une fois) à 9h36, nous étions une famille de 4.

Mon pire moment pendant l’accouchement : ce moment ou j’avais l’impression de ne plus rien contrôler avec la douleur des contractions qui m’empêchait de respirer et où l’anesthésiste mal léchée me disait que je devais arrêter de crier et de me tordre.

Le moment drôle (parce que oui, il y en a eu) : quand la sage-femme m’a demandé si je voulais un miroir pour voir bébé sortir, que je suis restée muette tellement j’étais interloquée par la question et que le chéri a précipitamment répondu « non merci, ça ira! »

Le meilleur moment : quand j’ai pu attraper mon fils et que, instantanément on oublie la douleur pour ne garder que le bonheur.

Mr G. – 3 jours

L’après :

Parce que oui, pour celles qui n’ont jamais accouché et qui ne se sont pas renseignées, reste encore à expulser le placenta, c’est peut être, finalement l’un des moments les plus désagréables puisque la sage-femme va appuyer sur le ventre, vérifier qu’il ne reste pas de morceaux après l’expulsion du placenta et éventuellement, recoudre s’il y a eu déchirure ou épisiotomie. Par bonheur, mon périnée hyper souple (ça a ses avantages et ses inconvénients, entendons-nous bien) et le fait que la sage-femme qui m’a accouchée ait été géniale dans son accompagnement et ses conseils au niveau de la poussée a fait que bébé est né tout en douceur, sans douleur ni déformations au niveau du crâne pour lui, et sans déchirure ni besoin de couper pour moi. Je m’en tire donc plutôt à bon compte à ce niveau-là.

Nous restons malgré tout en surveillance dans la salle de travail pendant deux heures, et je peux garder mon bébé dans les bras. Pour Ticali j’avais du attendre car le placenta ne voulant pas sortir, les sages-femmes avaient du le faire manuellement (glam) et j’avais une petite hémorragie. J’étais un peu dans les vaps et bébé était resté avec papa, on lui avait fait les premiers soins entre temps avant que je le récupère. Cette fois-ci, je l’ai gardé contre moi tout le temps, de la sortie à juste avant le retour en chambre en passant par la tétée d’accueil. (en douceur je vous dis)

Nous sommes arrivés en chambre juste à l’heure du repas. Le chéri est allé se chercher un sandwich et moi j’ai eu droit aux deux jours de pires repas de ma vie. J’ai eu le malheur de dire, quand on m’a posé la question, que je ne mangeais pas de fromages (à part quelques rares trucs comme les fromages frais et la raclette) si bien que, par facilité, on m’a basculé sur les menus « régime » à savoir tout bouilli dans l’assiette, sans sel ni sucre si ce n’est que la dame qui distribuait les repas a eu pitié de moi et m’en a donné quand j’ai expliqué que non, je n’étais pas au régime mais que j’avais simplement dit que je n’aimais pas le fromage. Heureusement j’avais prévu mes barres de céréales et quelques barres chocolatées pour me consoler.

J’ai passé deux jours à la maternité car j’ai demandé une sortie anticipée. Comme c’était un second (pour Ticali on me l’avait refusée) et que de mon côté, il n’y avait aucun soucis et pas trop de surveillance à faire et que tout allait bien côté petit Hobbit, j’ai eu le feu vert pour sortir le mercredi suivant mon accouchement (je suis arrivée le lundi). Les seules conditions de la maternité étaient :

  • d’avoir un suivi à domicile par un professionnel dans les 48h qui viennent. J’avais appelé ma sage-femme le mardi pour voir si je pouvais avoir un rendez-vous rapidement donc, c’était géré.
  • que bébé soit déclaré à la préfecture. Le chéri s’en était occupé le mardi matin aussi.
  • que je revienne le lundi suivant pour qu’ils vérifient que tout allait bien.

Bébé ayant tété toute la nuit du mardi (littéralement, les sages-femmes sont passées deux fois dans la nuit et étaient même surprises de voir qu’il était encore au sein), le jeudi quand ma sage-femme est passée à la maison, il avait déjà repris 250gr. Il faut savoir (j’ai découvert ça après mon accouchement car la sage-femme a jugé bon de me prévenir) qu’un « gros » bébé tête énormément dans les trois premiers jours de sa vie (ensuite aussi mais là, particulièrement). En gros, la sage-femme m’a dit que les trois prochains jours n’allaient pas forcément être super pour moi car il allait passer son temps au sein.

J’ai découvert les tranchées aussi avec cette grossesse. Je n’avais pas eu le phénomène pour mon premier (ou du moins, ça avait été tellement léger que je ne l’avais pas ressenti), là, j’avais clairement les douleurs de contraction à chaque tétées pendant quasiment une semaine. Ce qu’on appelle les tranchées, c’est l’utérus qui reprend sa place, l’utérus se contracte en sens inverse pour reprendre sa taille initiale, et l’allaitement provoque les contractions puisque c’est la même hormone qui provoque la montée de lait et les contractions. La maternité m’a proposé des analgésiques et moi, j’avais prévu de l’homéopathie pour atténuer ces douleurs aussi. Un beau matin, par bonheur, elles avaient disparu.

Voilà pour la partie accouchement et suites, je vous reparlerais dans un autre article de mon expérience d’allaitement.

xoxo, Jenn

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