veilleuse

Le rituel du coucher, par chez nous, c’est un peu sacré. On n’y coupe pas. Sauf une fois, où je m’étais vraiment fâchée, ou je l’ai mis au lit directement, où il a fini par s’endormir en hurlant pour me faire une terreur nocturne une heure après… CQFD… D’ailleurs les terreurs nocturnes, vous connaissez ? C’est une petite chose assez flippante, qu’on pu expérimenter pas mal de parents autour de moi ai-je constaté après quelques discussions et qui la première fois, m’a vraiment… mais VRAIMENT fait flipper. Je vous ai parlé plusieurs fois du sommeil de Ticali. Ici, quand il était tout petit petit et ici, vers ses deux ans et demi.

Le rituel du coucher que nous avons évolue au fil du temps, parce que notre fils grandit et que forcément, il évolue lui-même. L’été dernier, il fallait absolument que la chambre soit totalement éclairée, pour qu’il n’y ai pas de possibilité que des cauchemars envahissent la chambre. J’ai réussi à lutter contre cette lumière dans la chambre par un compromis, on laisse la lumière du couloir allumée le temps qu’il s’endorme. Avant le dodo, toujours la même chose : les dents, un pipi (même si la lutte contre les « pipiolits » n’est pas gagnée du tout du tout), une histoire, un bisou de papa et maman et… il nous réclame généralement que quelqu’un reste 5 mn avec lui, lumière éteinte. Parfois nous arrivons à sauter cette étape, surtout quand nous n’avons pas encore dîné et que nos estomacs crient famine, mais très souvent, je la lui accorde.

Bizarrement, je vous ai parlé de pas mal de choses ici, mais jamais de ces « terreurs nocturnes ». Il faut dire que ces derniers mois, depuis l’été et ma grosse remise en question parentale en fait, elles se sont faites bien plus rares. Je vous raconte mon anecdote frayeur (qui date du mois de janvier/février donc) ?

Un soir, coucher de Ticali. La journée ne s’est pas très bien passée, j’ai pas mal crié, Ticali a pas mal fait de bêtises, il a pas mal pleuré, hurlé, refusé… Je suis éreintée et lui aussi. Je lui demande, lasse, d’aller faire pipi aux toilettes avant de se coucher. Refus. Il veut faire pipi dans son pot. Mais… je veux avoir le dernier mot et lui ordonne d’aller aux toilettes. Résultat : il se jette à terre, se met (encore) à hurler et pleurer. De mon côté, je l’attrape, le pose, de force, sur les toilettes. Je souligne le tout d’un « tu vois que tu avais envie » (je suis à côté de sa demande initiale, notons bien) et l’emmène dans sa chambre. Nous commençons l’histoire, Ticali gigote, n’écoute pas, je ne termine pas l’histoire, lui fait un bisous et le laisse dormir. Il s’endort assez facilement et de mon côté, je m’en vais, soulagée, essayer de me détendre un peu dans mon canapé. Une heure plus tard: hurlements dans sa chambre. Je monte, un peu affolée par le ton des hurlements, assez inhabituels. J’essaie de le calmer, je lui dis que je suis là, que tout va bien… Mais ça ne fait qu’empirer les choses. Mon fils se met, en plus de hurler, à taper des membres dans tous les sens. Il a les yeux ouverts (mais ne semble pas vraiment conscient de ma présence) et me marmonne des choses que je ne comprends pas bien. Je comprends bien, cela étant, qu’il ne veut pas que je le touche. Les hurlements et battements ont duré une bonne vingtaine de minutes cette fois là, où j’ai fini par juste attendre que ça passe, sans rien dire, en vérifiant qu’il ne se faisait pas mal. Après ça, retour à la normale, il a but un petit peu d’eau et c’est recouchée. Je suis redescendue assez secouée.

Pendant cette période de début d’année dernière, c’est arrivé assez fréquemment, parfois deux soirs par semaine. Toujours ces yeux ouverts sans voir vraiment, et c’est en allant voir du côté du somnambulisme que j’ai pu mettre un nom sur ce qui se passait. Mon fils « souffrait » de terreurs nocturnes. Il faut savoir que ça n’a, absolument rien à voir avec un cauchemar. De mon côté, j’ai noté que ça arrivait systématiquement après une mauvaise journée ou il y avait eu une grosse grosse dispute entre lui et moi. Et à ce moment là, tu te dis que tu terrorrises ton enfant, et c’est assez horrible. Je pense que c’est en partie la raison pour laquelle, à ce moment-là, je n’en ai pas parlé ici, parce que je culpabilisais suffisamment de ce qui se passait à la maison, je vous en parlais en mai dernier et que je n’avais pas encore mis le doigt sur la solution.

ticali1

Mais qu’est-ce que c’est en fait ?

3% des enfants de 3 à 5 ans (environ) peuvent en souffrir. Plus souvent les garçons apparemment. Parent lointain du somnambulisme, la terreur nocturne arrive généralement dans les 60 à 90mn suivant l’heure du coucher, pendant la phase de sommeil profond. Les crises peuvent durer jusqu’à 20mn et sont dues à des gros stress quotidiens (changements, séparations…). Mon constat ? Ca ne sert à rien d’essayer de réveiller l’enfant, et comme il ne s’en souvient absolument pas, ça ne sert pas non plus à quelque chose d’essayer d’en discuter. Mieux vaut se contenter, d’être là, surtout pour éviter que les enfants se blessent (ils ont l’air un peu possédés à ce moment-là, l’Exorciste, le remake). Ticali a même une fois fait un bond hors de son lit pour aller se cacher derrière un rideau (ça a fini par le réveiller d’ailleurs).

Comment l’apaiser ?

Sur le moment… il n’y a pas grand chose à faire, par contre, le rituel de sommeil peut beaucoup aider. Supprimer les écrans le soir avant de se coucher, favoriser une ambiance calme avec une histoire sympa (évitez celles qui peuvent lui faire peur, y compris une histoire où un loup mangerait des gens ou des petits cochons), pourquoi pas une phase de méditation (écouter son ventre, faire la grenouille), une musique de relaxation (Ticali en est fan), ajouter une veilleuse dans la chambre (j’ai trouvé celle qui illustre cet article sur amazon), chanter une chanson douce… Bref, vous organiser avec vos petits et passer du temps de qualité avec eux. Bien sûr, réduire la pression dans la journée sera l’idéal, le changement chez nous a été plutôt radical de ce côté-là.

Après… L’enfant se souvient rarement de sa terreur nocturne, lui en parler risquerait d’avantage de l’effrayer que de l’aider. S’il s’en souvient par contre, il se peut qu’il en parle. Il nous est arrivé une ou deux fois, d’emmener Ticali prendre un bon bain chaud, assez rapide, mais de quoi le détendre après ses terreurs nocturnes, parce qu’il s’en souvenait et que même totalement réveillé, il avait du mal à se remettre.

Il faut savoir qu’une à deux terreurs nocturnes par semaines chez un enfant de 3/5 ans, n’est pas affolant (et que ça peut se corriger assez facilement avec notre attitude positive). Si cela se produit plus souvent et au-delà de 5 ans, il est conseillé de consulter un médecin en revanche.

A ne pas confondre…

Parmi les Parasomnies de l’enfant : la terreur nocturne, dont je vous parle plus haut, mais aussi, les Eveils confusionnels. C’est le stade un peu au-dessus, car ils peuvent se reproduire plusieurs fois dans une nuit et également au cours d’une sites. Enfin, le somnambulisme, qui touche environ  6% d’enfants de moins de 15 ans. Le somnambule parait alors totalement réveillé, peut faire des actes du quotidien, éviter les meubles, mais reste très maladroit (pour cause, il dort) et forcément, dangereux pour lui même.

Voilà pour ma petite longue anecdote « terreur nocturne ». Et vous ? Vos enfants en ont-ils déjà été victimes ? Ou vous-même ? De mon côté, la parasomnie je connais, puisque j’ai, d’aussi loin que je me souvienne, toujours parlé en dormant. Je suis capable de tenir une conversation totalement cohérente (mon chéri s’amusait parfois du coup à discuter avec moi pendant que je dormais, même si, au début, il ne comprenait pas pourquoi je ne me souvenais jamais de nos conversations du soir au matin…) Cela intervient généralement lorsque je suis très fatiguée ou stressée ou parfois, lors d’une changement d’environnement.

xoxo, Jenn

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