parentalitepositive2

Je crois que la première chose dont j’ai pris conscience, celle avec laquelle je lutte au quotidien, celle qui peut prendre les plus grosses proportions, c’est réussir à ne pas impacter mon enfant selon mes humeurs ou la façon dont ma journée s’est déroulée. Très souvent, lorsqu’une journée s’est mal passée, qu’on est stressés, préoccupés, on agit différemment. Forcément moins à l’écoute des autres, nous nous refermons sur nous même et pouvons être de bien mauvaise compagnie. Les adultes peuvent le comprendre, faire la part des choses, nous laisser seuls ou discuter pour nous aider à aller mieux. Les enfants eux, vont bien souvent ressentir notre stress et comme ils peuvent difficilement venir nous dire « alors maman, comment c’est passé ta journée ? C’est vrai, Machin au boulot t’a pourri la journée ? Mais tu sais maman, il faudrait faire la part des choses et… » non, peut être que certains ados commencent à savoir faire cela, s’ils ont une certaine empathie, les petits eux, vont absorber notre stress, le faire leur. L’adulte stressé sera souvent très susceptible, pas patient voir énervé. L’enfant stressé va davantage solliciter son parent (le stressant encore plus), être excité, pleurer toutes les 5mn… Résultat : Un adulte et un enfant stressé = cocktail explosif.

Faire la part des choses… Parce que oui, c’est bien de ça qu’il s’agit, réussir à laisser au boulot ce qui appartient au boulot, déjà, serait un grand pas. Le stress de la vie quotidienne, lui, est bien présent, mais il faudrait pouvoir le manifester en présence d’un(e) ami(e), de son compagnon, plutôt que face à ses enfants. Réussir à se dire au moment où l’on est en train de s’énerver après son enfant après une journée d’école pour lui, une journée de boulot pour nous, que non, ce n’est pas tant ce que vient de faire notre enfant qui nous énerve réellement, mais cette journée, et se montrer ainsi plus disposé à l’écouter. Ce n’est pas facile. Loin de là. Cela résulte déjà d’une prise de conscience et d’un travail sur soi. De mon côté, j’ai un caractère plutôt explosif. C’est un peu tout ou rien. Si ça ne va pas, ça ne va pas, et j’ai tendance à le faire payer à mes proches, qui vont, comme on dit, payer les pots cassés. Ce n’est pas juste, nous sommes bien d’accord, mais pendant des années je me suis dit, c’est comme ça que je suis, c’est à prendre ou à laisser. Certes. On ne change pas du jour au lendemain. On ne change pas pour les autres. Mais… il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Malgré mon caractère, j’ai aussi pu réaliser ces derniers temps qu’à chaque fois que j’ai pu faire ce travail sur moi-même, remettre les choses en perspective et me « calmer » vis à vis de mon fils, qui en soit, fait rarement quelque chose de bien grave (mais oui, ce verre renversé à la fin de la journée est bien souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! arghh….) la fin de ma journée c’est bien mieux passée. Et la sienne aussi. Je prends parfois le temps de lui expliquer, que la journée a été dure, que je suis fatiguée et donc moins patiente. Il y a les jours où sa journée a lui a été bonne, où il a fait une bonne sieste l’après-midi et mon fils se montre alors d’une empathie qui me surprend. « Ooohhh, pauvre maman » s’exclame-t-il en me serrant dans ses bras. Et rien qu’avec ça, déjà, je me sens bien mieux. Saviez-vous qu’un câlin peut calmer une colère en moins de 7 secondes ? C’est le temps que met l’ocytocine, l’hormone du bonheur, à agir. Lorsque sa journée a été moins bonne, mauvaise sieste, cantine pas bonne (à son goût, mon fils détestant cordialement les légumes), c’est plus difficile et je dois déployer des trésors de patience et de câlins pour réussir à garder mon calme. Bien souvent, si je le peux, je lui propose un bain, qui va détendre tout le monde. Quand je suis stressée par le boulot, en rentrant de l’école, je le laisse jouer avec son train (sa grande passion) ou faire une activité de son choix seul et je lui demande une heure de plus pour travailler. C’est généralement une heure où il me laisse travailler et vaque à ses activités. Résultat, j’avance et j’ai le temps de me calmer. De mon côté, je tâche de ne pas dépasser cette heure. Quand bien même mon fils ne sait pas encore lire l’heure, il faut être équitable et tenir ses promesses, sinon comment lui demander de tenir les siennes ?

Temps de pause, temps mort, méditation, exercice de relaxation, chanter à tue-tête, danser… tous les moyens sont bons, mais il faut trouver votre truc, celui qui vous permettra de faire retomber le stress et savoir le laisser derrière vous pour être disponible pour vos proches. Croyez-moi, c’est bien plus simple comme ça !

xoxo, Jenn

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