L’arrivée d’un bébé, on nous l’a toujours dit, ça change une vie. Ca bouleverse les habitudes et pas seulement du fait que tout à coup, il est bien possible que tu fasses beaucoup moins de sorties en amoureux (à moins d’avoir de la famille sympa et prête à vous garder le/la petit(e) régulièrement) parce que la baby-sitter ça devient vite un sacré budget (sans compter les fois où tu aimerais sortir mais où la baby-sitter n’est pas disponible. Tu auras sans doute (en tout cas pendant un moment) plus de mal à te lever le matin (les nuits entrecoupées pour diverses raisons, ça ne réussi à personne)… On pourrait en égrainer encore beaucoup des clichés bâteaux plus ou moins vrai et on finira toujours par « mais tu verras c’est que du bonheur ». Là je crierais bien au mensonge, quitte à passer pour une mère indigne. En vrai on devrait dire « c’est beaucoup de bonheur » parce que non, ce n’est pas QUE du bonheur.

On nous parle souvent de la beauté d’être parent, mais on oublie aussi que être parent c’est aussi faire preuve, pour le bien-être de son enfant de plein de qualités dont on ne se croyait pas capable. Voici donc une petite compil’ des premières choses qui me viennent à l’esprit sur le sujet (tout ceci n’étant que mon avis personnel et ma vision de ma parentalité). Et si ça vous plait, on réitérera l’expérience ;)

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– Le sommeil léger tu auras

J’ai toujours été une vraie marmotte, du genre s’il y a une tempête avec un orage qui gronde dehors, ça ne me réveillait pas. Mon papa me surnommait d’ailleurs « petit loir » gamine tellement je dormais bien. Aujourd’hui, le moindre bruit me réveille instantanément, me laissant me demander si c’est un bruit de petits pas ou de pleurs que j’entends.

– Tes grands principes tu oublieras (en partie)

Il y a des choses que tu vois dans la rue, chez tes amis, la famille… dont tu te dis mais No Way ! Impossible que je fasse ça quand je serais parent, moi je ferais comme ça, et comme ci, et pas autrement. Mouais… Tu finiras sans doute par craquer à un moment à un autre et faire ce que tu détestais ailleurs. Dis-toi qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et puis, les principes c’est bien d’en avoir mais parfois il faut savoir faire des compromis et selon le caractère et les envies de ton enfant, tu n’auras parfois pas le choix… D’ailleurs en parlant de compromis.

– Du mot compromis tu comprendras le sens.

Tu es en couple ? (sans doute, en général c’est plus facile pour faire un bébé, mais il y a des exceptions) On t’a souvent répété que la vie de couple est faite de compromis ? Eh bien la vie de parent est encore pire à ce niveau-là. Sauf si tu as envie de passer ton temps à punir et hurler pour réussir à appliquer tes grands principes, tu vas devoir trouver des compromis avec ta chère progéniture ET avec ton cher et tendre parce qu’il faut aussi réussir à s’entendre sur les grands principes et que vous n’aurez pas toujours la même vision des choses avec ta moitié.

– La patience tu apprendras.

Je ne suis pas quelqu’un de patient. Je suis capable de rester des heures sur quelque chose qui me passionne, d’y revenir jusqu’à ce que j’en ai marre ou qu’à mes yeux ce soit parfait. Par contre, je déteste les bruits énervants, qu’on empiète sur mes plate-bandes, qu’on soit incapable de me laisser tranquille… je suis un peu Gru en fait. Mais avec un enfant on n’a pas le choix. D’une part, parce qu’il ne comprends pas ton impatience au début et que lui, quand tu t’impatiente et que tu t’énerves toute seule, il se met à pleurer (du coup, tu évites). Plus tard, il va se mettre à te poser plein de question, au-delà du célèbre « papa, comment on fait les bébés? » il pourra te demander inlassablement pendant une heure « papa, c’est quoi cette bouteille de lait? » Et là, ça ne te fais plus rire, la bouteille de lait, tu as juste envie de la balancer. Le mieux, c’est encore de répondre assez rapidement (bien que ça n’exclue pas qu’il te repose exactement la même question environ 1mn plus tard)

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– Pas pressé /hyper organisé tu seras…

Tu te crois super organisé ? Ca aussi ce sera bouleversé, parce qu’il faut prendre en compte, au moment du départ, qu’il faudra peut être courir après le petit dernier pour réussir à lui mettre ses chaussures et son manteau. Que ce fichu siège auto a un système que tu ne comprendras décidément jamais et qui est très pénible à refermer (te bouffer les 5mn d’avance que tu avais) ou pire, si vous avez deux voitures et un siège-auto peut être faudra-t-il changer le siège de voiture (à ce propos, optez pour l’isofix si vous en avez les moyens et pas une vieille voiture, d’une part c’est plus sécurisé/sécurisant mais surtout deux petits clics et c’est enlevé/mis en place. De mon côté, quand j’ai un rendez-vous, auquel je dois venir accompagnée de Ticali parce que je n’ai pas le choix (ce qui m’arrive souvent), vous me trouverez souvent trop en avance. Je fini généralement par traîner sur mon portable dans la voiture ou faire du lèche-vitrine (non mais qui a inventé cette expression hein?) pour ne pas gêner les gens en les attendant systématiquement. Mais comme je déteste être en retard, je préfère m’y prendre à l’avance. Tu n’oublieras pas non plus que même quand tu es pile dans ton planning et quand bien même tu lui a déjà demandé 30 fois d’aller aux toilettes, il n’est pas improbable qu’il ai envie juste au moment où il faut partir (voir pour ceux qui sont encore en transition, qu’ils fassent dans la culotte, Youpiiiii *soupir* !!)

– A sourire, minimiser les choses tu apprendras

Avoir un enfant, surtout un petit enfant, c’est prendre sur soi pour ne nombreuses choses. Je vous en parlais dans les points au-dessus (compromis, patience…). Quand quelque chose va mal dans la vie, ce n’est pas toujours facile de garder le sourire, de prendre sur soi, de continuer. J’ai pu m’en rendre compte il y a plusieurs mois, quand Grafite nous a quitté, j’avais juste envie de me rouler en boule dans mon lit et de ne plus en ressortir jusqu’à ce que j’arrête d’avoir mal. Ticali, lui inconscient de ce qui se jouait autour de lui a continué comme si de rien n’était. Normal. Et je n’avais aucune envie d’expliquer à mon enfant de 2 ans et demi que son chat favoris (en même temps entre les deux ça ne pouvait qu’être sa favorite vu le caractère d’Apollo) s’était fait écraser par une voiture, était morte et qu’il ne la reverrait plus jamais. Je me suis dis aussi, que peut-être je pourrais éviter toute explication et que ne la voyant plus, il ne penserait plus à elle… Du coup, quand il était éveillé et avec moi, j’essayais les premiers jours de continuer, même s’il sentait bien qu’il y avait quelque chose et que face à une maman toute molle, il s’est transformé en véritable boule de câlins, mais tout comme j’ai du continuer à lui sourire, il m’a aussi aidé à guérir de cette peine. (et pour celles qui en seraient curieuse, non, je ne lui ai pas expliqué le concept de la mort, je ne savais pas du tout comment m’y prendre, avec un si petit, je lui ai donc simplement expliqué, quand il m’a demandé ou était Grafite, qu’elle était partie et ne reviendrait plus…)

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Allez, ça suffira pour une première fois non ? (et puis si ça vous dit, je peux aussi vous faire une compil’ des moments sympas, parce que c’est bien joli de vous parler des points agaçants, et tellement plus facile, mais n’ayez pas peur, un enfant, c’est effectivement beaucoup de bonheur)

(pour info, tous les vêtements Star Wars que porte Ticali sur ces photos viennent de chez Kiabi)

 xoxo, Jenn

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