Je crois que c’est l’une des premières choses que m’a dite ma pédiatre (cf : le titre). Mais tout de même ! Ticali a aujourd’hui deux ans et neuf mois, bientôt trois ans. On a eu une diversification assez facile, avec un bébé qui mangeait à peut près de tout. Vers ses 12 mois, la seule chose qu’il refusait et qui lui donnait (et lui donne encore) des frissons de dégoût, c’est la salade. A la fois, pour ne pas être très salade moi-même, je peux comprendre.

Je ne suis pas du genre à le forcer à finir son assiette. S’il me dit qu’il n’a plus faim, j’insiste éventuellement pour une bouchée ou deux de plus, parce que je sais que parfois il me dit qu’il n’a plus faim, juste parce qu’il a envie de sortir de table, d’aller regarder un dessin animé ou d’aller jouer sur son toboggan (souvent en ce moment le midi puisqu’on mange dans le jardin) et pas vraiment parce qu’il n’a plus faim. S’il n’a vraiment pas beaucoup mangé, j’essaie de l’appâter avec du fromage (qu’il adore) ou un dessert. Mais bien souvent, il les refuse aussi.

J’essaie de lui faire manger de tout mais bien souvent, on tourne en rond entre semoule/sauce tomate, frites et purée de pomme de terre (dans laquelle je dissimule souvent un autre légume à plus petite dose, carotte, brocolis…). Monsieur n’est pas non plus un grand mangeur de viande. Il aime assez la saucisse/chorizo et merguez douces, grignote un peu de jambon et éventuellement du thon en boite (le vrai, j’ai essayé, il n’a pas aimé) et du poulet roti. Le riz et les pâtes c’est couci couça, parfois il commence son repas me sort un « mmmhhh c’est bon maman! » enthousiaste, je crois qu’il va bien manger, finir son assiette, et là, au bout de trois bouchées, pouf, plus personne, ce n’est plus bon ou il n’a plus faim.

ticalimange

Au goûter, l’après-midi (il n’en prend pas le matin), il y a presque toujours du monde, une compote ou un fruit, des gâteaux, une touche de chocolat, pas de soucis, Ticali est là. Je peux difficilement lui sucrer son goûter (oui oui, je fais des jeux de mots pourris).

Au début, j’ai tempêté, mais j’ai bien vite compris que tout ce que je gagnais, c’était un enfant en pleurs et énervé qui du coup me demandait d’aller à la sieste tout de suite, et moi, énervée de m’être énervée. De guerre lasse, j’ai fini par le laisser manger de la semoule, qu’il adore, assez souvent. J’ai tenté de faire des menus avec les mêmes aliments pour tout le monde, une cuisson un peu différente, mais une présentation identique, mais comme son papa rentre tard du boulot, la semaine, il mange parfois tout seul, (avec moi qui le regarde en couvant son assiette d’un air de louve affamée, sauf les jours où j’ai tellement faim, que je mange en même temps que lui). J’ai essayé aussi de lui dire, « oh tu n’en veux pas, très bien je le mange ». Quand il n’a vraiment pas faim, j’ai le droit à « mangeuh maman » (vous imaginez ma tête blasée dans ses moments ?), quand il en veut encore mais a autre chose en tête, ou qu’il s’agit de frites j’ai droit à « non c’est à Ticali! » mais il ne mange pas plus pour autant. J’ai tenté de faire manger son doudou, il n’a pas aimé et est revenu en courant grignoter un peu plus les premières fois et puis après, c’est lui qui a donné la béquée à son doudou, tant et si bien, que doudou a fini d’innombrables fois dans la machine à laver… Il est parfois difficile de le regarder grignoter deux bouchées et de l’entendre me réclamer un bibi avant de se coucher. Parfois je cède, quand il n’a vraiment pas assez mangé à mon goût et il a droit à un biberon avant de se coucher, parfois, quand il a bien mangé et le réclame juste pour la forme, je le lui refuse ou je lui fait un micro bibi pour éviter les crises avant dodo.

Alors non, un enfant ne se laisse pas mourir de faim, Ticali grandit bien, n’a pas la peau sur les os, loin de là, mais je m’inquiète parfois d’éventuelles carences et je suis un peu à cours d’idées susceptibles de l’aider à manger. Gamine, je ne mangeais pas beaucoup moi-même, je me souviens d’interminables repas, que je finissais seule au fond de la cuisine (si bien qu’un jour je me suis débarrassée d’un bout de quiche en le jetant derrière la gazinière, croyant que ma mère ne s’en apercevrait pas, mais comprenez, je détestais ça, elle avait refroidit et ça devait faire plus d’une heure que j’étais sur ce maudit morceau), parce qu’il fallait finir son assiette.

Ses repas sont à heures régulières (sauf exception), à part son goûter, il ne mange pas entre les repas, et ses boissons sont limitées à de l’eau, le jus ou le sirop intervenant pendant le goûter.

Faire des assiettes rigolotes ? Lui faire un spectacle de magie pendant le repas ? Organiser un dîner presque parfait de doudous ?

Il parait que la néophobie (sélectivité alimentaire) passe d’elle-même vers 6 ans… En attendant, vous avez des idées, des astuces pour faire manger plus facilement vos petits ?

xoxo, Jenn

Facebook
Facebook
Instagram
Twitter
YouTube
YouTube
Pinterest
Pinterest
RSS