Eduquer un enfant, ce n’est pas facile tous les jours. J’avais de jolis principes, des idées préconçues, bien arrêtées, que j’ai vite abandonnées ou du moins revues lorsque je me suis retrouvée face à mon fils. Vous savez, ces choses que vous vous dites que vous ne ferez jamais ? Ou encore de ne pas vouloir parler « comme son père/sa mère » ?… Parfois, quand je m’entends, je rigole (jaune) dans mon coin.

Ticali n’est pas un enfant très difficile (en règle général, évidemment, comme tous les enfants, il a des jours sans, des jours avec). Vers ses 18 mois, on a eu la période du « non » qui est arrivée, ça a été compliqué, mais gérable. Par contre, c’est une véritable tête de mule (vous me direz, les chats ne font pas des chiens, le chéri et moi sommes tétus tous les deux, il n’y avait pas de raison que Ticali ne le soit pas, et puis honnêtement, je préfère qu’il ai du caractère pour faire face à la vie) qui sait parfaitement ce qu’il veut et ne veut pas.

Le problème  actuel ? Concilier ce dont il a envie, là tout de suite maintenant, à ce que moi j’ai envie qu’il fasse, là tout de suite maintenant. Eviter les crises de colère ou du moins savoir les gérer. Ces derniers temps, c’est pas mal compliqué pour moi. Autant vous l’avouer tout de suite, je crie beaucoup. Je n’aime pas ça. Je m’en veux quand j’en viens à ce point, mais en milieu ou en fin de journée, aux moments où je suis pressée, où je suis débordée de boulot et que Ticali de son côté décide de faire toutes les bêtises qu’il peut imaginer, j’ai tendance à craquer.

Hier en passant chez Nature & Découvertes, j’ai flâné un peu au rayon enfant et suis tombée sur ce livre :

Même si je suis bien consciente qu’il ne va pas tout résoudre, toute maman débutante que je suis, j’avais besoin de conseils pratiques, d’avoir des idées sur ce que je pouvais changer, autant pour moi que pour lui pour apaiser les tensions. La lecture en est très enrichissante. Elle me permet surtout je crois, de prendre pleinement conscience de choses que je savais peut être, qui me semblent évidentes maintenant que je les lis, mais auxquelles je n’avais pas pensé.

DSC_8007

Un exemple : je travaille à la maison, Ticali est donc avec moi la majeure partie de son temps (à part deux matinées par semaines de halte-garderie), j’aménage mon temps de façon à pouvoir à la fois travailler de façon optimale et ne pas le délaisser s’il a envie de jouer. Maiiiiissssss… Il y a des moments où j’ai plus de travail que d’autres, où les contrats en questions sont urgents et où, par conséquent, il y a plus de stress. Ces deux dernières semaines en sont l’exemple parfait, je me retrouve régulièrement à bosser derrière mon écran après le dîner et jusqu’à minuit ou une heure du matin. Ticali de son côté, est habitué à me laisser travailler à peu près tranquillement le matin mais s’attends à ce que je sois plus disponible après sa sieste de l’après-midi. C’est le rythme que nous avons en règle générale. Si bien que ces après-midi où il me semble qu’il ne fait que bêtises sur bêtises, où il me casse les pieds dans le bureau plutôt que de jouer dans sa chambre sont finalement assez normaux… S’il est tranquillement dans sa chambre en train de jouer, il n’a pas mon attention. S’il fait une bêtise, je viens forcément voir, il faut réparer la bêtise, nettoyer, le changer ou que sais-je (oui les bêtises sont souvent à base de crèmes ou d’eau en ce moment), mais pendant tout ce temps, même si je le gronde, que je tempête et que je râle, je suis là. AVEC lui.

Je n’ai pas vraiment de solution à cela, si je dois travailler, je dois travailler. Par contre, les deux derniers après-midi, je l’ai installé sur le bureau à côté de moi, en lui libérant de la place, avec des stylos, des crayons, en essayant de lui parler tout en bossant.

Résultat : pas de bêtises, pas de cris, pas de colères.

La solution finalement, semble simplement d’accepter déjà, que l’on puisse avoir tort, qu’on ne fait pas les choses comme il faudrait par rapport au caractère de notre enfant (chaque être humain est différent), comme j’ai déjà pu le constater avec l’histoire du dodo, il y a quelques temps.

J’aime beaucoup le conseil d’Anne Bacus, qui consiste à plutôt ignorer l’enfant qui fait une colère ou crie,  ou à le surprendre en le serrant fort contre soi, plutôt que de lui répondre en criant ou en lui mettant une tape. Elle propose également de s’isoler de l’enfant quand la colère monte des deux côtés et de laisser les choses retomber avant de revenir (bien sûr ça marche avec les petits, pour les ados, c’est encore une autre histoire). J’ai déjà pu tester cette solution, puisqu’il m’est arrivé, quand Ticali était trop excité/énervé/en colère, de lui demander de rester dans sa chambre le temps de se calmer. Je pousse la porte, généralement dans ces cas là, sans la fermer totalement et je ne reviens le voir que lorsque le calme est revenu.

Le tout pour moi, est d’arriver à mettre en place des solutions sereines, étant donné que j’ai tendance à m’énerver très rapidement et à avoir très peu de patience au naturel, c’est un exercice très difficile pour moi, mais qui, me semble-t-il, ne peut être que bénéfique pour Ticali, comme pour moi.

Dans son ouvrage, Anne Bacus pose d’abord des bases, nous explique un peu le point de vue de l’enfant, comparé au nôtre, et c’est un passage très enrichissant, à ne pas sauter si vous vous procurez ce livre. Quand aux conseils, il y en a 100, à appliquer selon les situations et selon ce qui fonctionne le mieux chez vous.

Et comme elle nous conseille de choisir une chose à corriger plutôt que de vouloir tout faire en même temps, chez Ticali, on va commencer par essayer de ne plus jeter les choses. Quand à moi, il s’agira de rester calme (ahah)

Si vous avez des exemples de lectures dans ce genre, simple, sans prises de tête et sans avoir l’impression que l’auteur est pédant et arrogant, je suis preneuse !

xoxo, Jenn

Facebook
Facebook
Instagram
Twitter
YouTube
YouTube
Pinterest
Pinterest
RSS