Je suis un peu en retard dans mes chroniques de lecture, j’ai enchaîné deux livres d’une trilogie si bien que je ne me suis pas vraiment rendue compte que j’en avais terminé un et commencé un autre…

J’avais commencé cette série il y a bien longtemps (il y a un peu plus de 3 ans en fait), juste après avoir lu la première série de l’auteure dans le même monde de fantasy. Et je ne sais plus pourquoi, alors que j’avais adoré ce tome, comme la première trilogie, je n’ai pas continué. 

L’autre jour, en revoyant le premier tome dans ma bibliothèque, je me suis dis qu’il était plus que temps de continuer et de connaître la fin des aventures d’Imriel.

La Justice de Kushiel – 4 ème de couverture : 

Héritier d’une lignée mortellement dangereuse, le prince Imriel est troisième dans l’ordre de succession au trône de Terre d’Ange. Pion majeur sur l’échiquier politique, il n’a guère le choix de son destin. Lorsqu’il sacrifie l’amour au devoir, les dieux eux-mêmes ne peuvent rien pour le protéger des conséquences de ses actes. En Alba, de sombres puissances oeuvrent pour utiliser ses propres passions contre lui. L’aventure l’entraînera encore plus loin qu’il ne l’avait rêvé, jusqu’à un pays déchiré par la guerre où, d’une foi ancienne, une nouvelle est en train d’éclore. Lorsque tout sera fini, la justice divine de Kushiel se fera sentir sur la Terre comme au ciel…

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La Grâce de Kushiel – 4ème de couverture : 

L’amour d’Imriel et Sidonie est révélé au grand jour. Mais pour qu’ils puissent enfin s’unir, Imriel doit accomplir un acte de foi. Il faut qu’il retrouve sa mère pour la ramener
en Terre d’Ange où elle sera exécutée. Mais alors que Sidonie et lui se préparent à une nouvelle séparation, une force étrangère étend son ombre menaçante sur le
royaume. Dans un monde où se nouent les plus improbables alliances, Imriel et Sidonie découvriront qu’Elua unit toujours les coeurs pour répondre à ses propres desseins…

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Pour rappel, la saga de Jacqueline Carey se déroule dans une Europe modifiée, le pays d’Angelin, Terre d’Ange, a des contours qui ressemblent étrangement à notre France, et les pays qui l’entourent sont fortement présents, avec une mythologie, des moeurs, plus ou moins ressemblants. Le précepte d’Elua « aime comme tu l’entends » qui est le précepte des d’Angelins, descendants des Anges qui ont choisi de suivre Elua, banni du paradis, le respectent au pied de la lettre, c’est un pays aux moeurs plutôt « libertines » et le côté érotique est fortement présents dans tous les livres de la saga (mais je pense qu’il ne choquera aucune lectrice (ou lecteur) de bit-lit, notamment d’Anita Blake, où c’est bien pire et inutile en plus…).

Pour le reste, si on a passé essentiellement le temps le nez dans les intrigues avec Phèdre dans la première trilogie, on passe plus de temps dans les combats et dans les mystères liés à la magie avec Imriel dans ces deux derniers tomes.

J’aurais aimé, pour ces deux tomes qu’il y ait un avertissement « attention, peut vous empêcher de dormir », pas qu’ils soient effrayants non, mais j’avais tellement envie de lire la suite que ces deux tomes m’ont tenue éveillée de longues heures au-delà de mon heure de coucher habituelle, incapable d’éteindre ma kindle. Vous savez le classique « allez encore un chapitre et je m’arrête », non les aventures d’Imriel m’ont tenue en haleine, me demandant si ce pauvre jeune homme allait un jour réussir à être heureux.

Comme si être le fils de Mélisande, la pire traîtresse que Terre d’Ange aie porté et être regardé de travers et jugé par tous les pairs du royaume à l’aune de celle-ci n’était pas suffisant. C’est aussi un peu à cause de la réputation de sa mère qu’Imriel accepte de sacrifier son amour naissant à la raison et au devoir et de partir en Alba, mais on sait qu’il est toujours de mauvais augure de ne pas suivre la volonté des dieux (surtout dans les bouquins de fantasy, les dieux ne plaisantent pas en général), et Imriel, comme bien d’autres en paieront le prix.

L’auteure amène dans ces deux derniers tomes une nouveauté, la magie, car jusque là elle n’était pas très présente dans son univers, ou alors vraiment discrète (mes lectures des premiers tomes remontent à 5 ou 6 ans donc je ne suis plus très sûre), et en fait un vrai univers de fantasy bien complet (romances, magie, guerres, intrigues, trahisons tout est là). Elle fait aussi partie des auteurs qui n’épargnent pas leurs personnages, même favoris. Si elle n’est pas aussi tranchante qu’un G.R.R. Martin, qui n’hésite pas à tuer (à la pelle) ses personnages, tout ce qui peut leur arriver de pire (à l’exemple d’un Goodkind) leur arrivera. 

C’est en cela que ces romans me font vibrer, trembler, presque pleurer, et sourire de soulagement à la lecture, les personnages savent se faire attachants, même ceux qu’on a mis eu coeur à ignorer ou détester un petit peu au début, révèlent des facettes auxquelles on ne s’attends pas. Les situations peuvent basculer d’une ligne à l’autre de la plus profonde horreur au plus beau dénouement, on ne sait jamais si l’un d’entre eux ne va pas trahir (encore que c’est moins le cas dans cette trilogie que dans la première).

Jacqueline Carey nous emporte dans son monde, dans son histoire et on plonge avec elle, et en apnée !

xoxo, Jenn

P.S. : j’ai ajouté un onglet Lecture dans la barre d’accès rapide en haut ;)

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