(cet article avait été publié sur mon blog maman « la boite à bébé » puis rappatrié ici quand j’ai rassemblé les blogs)

Pour commencer les articles de ce blog, je me suis dit qu’il serait intéressant de reprendre certaines choses au début. Je n’ai pas grand chose à vous raconter de ma grossesse, j’ai su que j’étais enceinte classiquement à cause du retard de règles le mois suivant la conception, fait un premier test pour confirmer cela, puis un test sanguin pour dater un peu mieux et confirmer le premier test. J’ai été plutôt chanceuse puisque je n’ai pas souffert de nausées, juste de quelques dégouts très très passagers (genre deux fois). Je n’ai pas non plus eu d’envies particulières, par contre je n’ai pas été comme je le craignais plus « bec sucré » que d’habitude. Je n’ai pas non plus d’avantage souffert de mes problèmes de dos plus que d’habitude, à part une cruralgie (sciatique située au niveau du pubis et qui descend dans la cuisse) qui m’a clouée au lit pendant trois heures angoissantes en pleine nuit vers la fin du 6ème mois (un soir où j’étais seule à la maison et avait oublié mon portable en bas, évidemment), très certainement déclenchée par une après-midi de bricolage un peu trop intensive. La seule chose vraiment « marquante » de ma grossesse fut la conséquence d’une infection urinaire (que je n’ai même pas remarquée) qui m’a clouée au lit pendant tout le 7ème mois de grossesse et le début du 8ème. Ce moment angoissant où des contractions se déclenche au début du 7ème mois, te clouent au lit pendant plus de deux heures et que tu espère qu’elles vont passer toutes seules et que tu as le bon sens d’aller faire contrôler… Bébé est ensuite arrivé à ma date prévue. Je dis « ma » date, car ma gyné m’avait prévue une naissance au 12 septembre, la maternité le 14, et que moi lors de mon calcul, j’étais tombée sur le 8 septembre. Et bébé est arrivé le 8 septembre, juste quelques minutes après minuit… On en arrive au sujet principal de cet article : l’accouchement. On lit le plus souvent sur internet (ou du moins ce sont ces articles qui font le buzz) les récits d’accouchements que je qualifie personnellement « d’horrifique », ou tout ou presque se passe mal, où l’équipe médicale est atroce… Et je me souviens que lorsque j’étais enceinte, j’ai évité tous ces articles comme la peste, je ne voyais pas l’intérêt de me stresser plus que je ne l’étais, car dans tout ça, j’avais une peur bleue de l’accouchement. Peur que ça ne se passe mal, pour moi, pour bébé, j’avais suffisamment de craintes en tête sans en rajouter. J’avais donc envie d’ajouter ma pierre à l’édifice pour vous parler un peu de comment ça s’était passé pour moi.

1 septembre, en mode baleine…

Le 7 septembre vers 6h du matin je me suis réveillée en sentant qu’il se passait quelque chose, de petites contractions, vraiment très légères, pas douloureuses, commençaient à se faire ressentir. J’ai passé une journée tranquille à la maison, j’ai contrôlé mon sac, le sac de bébé, avant que chéri parte le matin, je lui ai répété de garder son portable sous la main. J’ai regardé des séries, papoté avec les copines, planifié les articles que j’avais préparé pour que Bleu Electrique soit en pilote automatique pendant quelques jours… Vers le milieu d’après-midi, les choses se sont accélérées, la douleur a commencé à apparaître, j’ai pris un bain, les deux spasfons recommandés par la maternité (même si je suis à peu près certaine que ça ne sert à rien le spasfon vu qu’en temps normal ça ne me fait strictement rien). Et puis en remontant les escaliers vers 16h, j’ai perdu les eaux, un tout petit peu (sans doute juste une fissure).

J’ai appelé le chéri pour qu’il rentre, appelé la maternité pour les prévenir de ma venue et nourrit les chats. (Et là l’erreur que j’ai faite, c’est que j’aurais du me nourrir moi-même, mais je n’avais bien sûr pas faim). On est arrivés à la maternité vers 17h30 (nous avions choisi Joseph Ducuing, car nous en avions eu de bons échos). J’ai été prise en charge dans les 10mn, conduite à la salle de monitoring où je suis restée une demi-heure environ. Pendant ce temps la sage-femme m’avait préparé une des baignoires de la maternité puisqu’elle m’avait demandé si je voudrais l’utiliser étant donné qu’elle était libre. Après monitoring et vérification, j’étais dilatée à 2. Direction la baignoire, suivie du chéri, qui m’avait mis de la musique sur le portable en attendant, et m’a aidée à me mettre à l’aise, à me glisser dans la baignoire, etc… Si vous en avez la possibilité, profitez de la baignoire, ça fait du bien, ça détend vraiment. A ce moment-là, j’avais juste un soucis de circulation, j’ai déjà ce soucis pendant mes règles en temps normal, là évidemment, c’était accentué, je ne sentais plus du tout mes orteils et le bout de mes doigts. Une heure plus tard, je demandais au chéri d’aller me chercher la sage-femme et le voici revenu avec un jeune homme, un air penaud sur la figure (il fallait le voir, c’était vraiment marrant, et autant je ne suis pas particulièrement à l’aise de voir un homme m’examiner en temps normal niveau gynéco, autant à ce stade-là, franchement, je n’en avais rien à fiche, d’autant plus que ce jeune homme a été bien plus délicat que ses consoeurs pour le coup) Bonne nouvelle, le travail avait bien avancé, puisque j’étais dilatée à 5. A ce stade-là, on me demande si je veux qu’on pose la péridurale (car oui, une de mes grosses frayeurs, la douleur et le fait de ne pas pouvoir la gérer), je demande à attendre encore un petit peu car c’était encore supportable. Je crois qu’une contraction un peu plus forte m’a dissuadée d’aller plus loin une demi-heure plus tard.

On passe donc en salle de travail (immense, joliment décorée), j’entends une femme hurler à côté, je panique un peu, mais l’anesthésiste passe en me rassure en m’expliquant que la dame qui crie a décidé de faire ça a l’ancienne (entendez sans péridurale), moi ça me conforte dans mon choix même si j’ai peur de l’aiguille de la péridurale et qu’on a eu la bonne idée de me raconter quelques jours auparavant l’histoire d’une fille qui est restée paralysée à cause de ça (sérieusement, faut arrêter avec les trucs qui font peur aux futures mamans hein !!!) Bref, je suis les conseils de l’anesthésiste, on pose le tout, c’est la première aiguille, celle de l’anesthésie locale pour poser la péridurale en elle-même qui est douloureuse. Et puis, une sensation de froid dans le dos et rapidement elle fait effet. L’anesthésiste m’explique que je peux la doser comme je veux en appuyant sur le bouton à ma disposition quand la douleur reviendra. Il est environ 19h30. Je lis un peu, puis je m’endors rapidement une fois que la péridurale à fait effet, je ne me réveil qu’à chaque passage de la sage-femme pour vérifier où on en est. J’ai droit à un verre de sirop quand elle me demande si tout va bien et que je lui réponds que je suis affamée (bon ce n’est pas grand chose un verre de sirop mais bon, c’est mieux que rien on va dire). Le chéri lui, est allé se prendre un casse-croute à la machine un peu plus tard). Je  m’endors, me réveille quand je sens la douleur des contractions revenir. J’appuie sur le petit bouton mais rien ne semble se passer, j’attends un peu, je dis au chéri que c’est bizarre, je ressens de nouveau la douleur.

On vérifie et on rappuie sur le bouton (au risque de prendre une double dose oui :p) et là on se rend compte que je n’avais pas appuyé assez fort et que forcément ça ne s’était pas déclenché. Je somnole à nouveau et il est 23h30 quand la sage-femme me dit que c’est presque fini et qu’on peut soit m’injecter de quoi accélérer le travail, soit attendre que ça se fasse naturellement. Je lui dis que je peux attendre, je n’en suis plus à une demi-heure près. Elle m’explique qu’ils terminent une césarienne à côté, et que l’équipe sera prête d’ici une demi-heure, finalement, je pense que ma décision de laisser faire naturellement les arrangeait. Lorsqu’elle revient une demi-heure plus tard, on voit déjà la tête de Ticali (je me disais bien que je sentais un poids). Elle appelle l’équipe en hâte, elles se préparent, on me laisse prendre une position plus pratique que les pieds dans les étrillers allongée sur le dos, et en trois bonnes poussées Ticali est là. On me propose de me pencher pour le prendre avant qu’ils ne coupent le cordon et à ce moment-là, mes craintes de ne pas le vouloir directement sur moi « tout sale et tout gluant » comme je me l’imaginais s’envolent. Je le prend dans mes bras (on l’a enroulé dans une serviette fine de toute façon). Il est tout chaud, il ne pleure pas, il ouvre ses grands yeux devant les lumières qui doivent lui paraître bien vives. J’opte pour la tété d’accueil (je n’étais pas sûre de vouloir allaiter pendant toute ma grossesse, c’est donc un peu des décisions sur le vif qui se bousculent dans ma tête).

Pendant ce temps-là, les sages-femmes terminent le boulot, on fait sortir chéri avec bébé (pour la pesée, et autres) car si j’ai eu la chance de n’avoir ni épisiotomie, ni déchirure et que tout c’est passé facilement et rapidement, une veine n’a pas supporté tout ce tapage et a c’est ouverte, et le placenta refuse de sortir. On a donc fait appel à l’obstétricienne pour qu’elle retire le placenta et maitrise l’hémorragie rapidement. A ce stade là, j’étais un peu K.O. quand même, la perte de sang, même si peut importante associée à tout le reste me laisser un peu au bord de l’évanouissement, mais je suis entre de bonnes mains et une des sages-femme présente vérifie que je vais bien, alors je ne m’inquiète pas trop (et puis je me dis que s’il y avait vraiment un problème je le verrais sur les visages de l’équipe en face de moi). Comme je m’y attendais, je suis très sensible à l’anesthésie de la péridurale, si bien que l’équipe a été obligée de me ramener dans ma chambre sur brancard car je ne sentais pas du tout mes jambes  (en même temps, vous me filez un fervex et je dors toute la journée alors…)

Une des premières photos de Ticali, prise avec le portable et peu de lumière pour ne pas le déranger. Une des premières photos de Ticali, prise avec le portable et peu de lumière pour ne pas le déranger.

Le lendemain, j’étais réveillée tôt, bien avant le passage des sage-femme, j’ai donc pris sur moi de me lever et d’aller prendre ma douche tranquillement avant qu’on vienne m’examiner, le tout prudemment évidemment… Car normalement on voit déconseille de vous lever sans aide la première fois que vous reposez les pieds par terre après l’accouchement. Parce qu’il se peut qu’il soit difficile de se retrouver brutalement avec son ancien centre de gravité, et parce que l’accouchement fait qu’on a quand même un peu de mal à bouger hein…

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P.S. : Aujourd’hui Ticali a 7 mois… déjà !

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