Il fallait bien y venir non ? Et il fallait surtout que je vous parle de ce que j’ai « subit », qui m’a vraiment donné envie de partir en courant de ces soit-disant « salons de mariage)

Ahhh la robe. Il y a celles qui savent ce qu’elles veulent, et celles qui ne savent pas du tout. Dans les deux cas je crois que c’est difficile. Moi je savais ce que je ne voulais surtout pas :

– Une traine trop longue dans laquelle je me prendrais les pieds toute la journée, et où les gens marcheraient sans cesse.

– Une robe bouffante, meringue, appelez ça comme vous voulez.

– Une robe blanche. Je voulais une robe de couleur, le chéri n’était pas trop d’accord, j’ai fini par trancher pour de l’ivoire.

– Une robe qui me coûterait la peau des fesses (et là c’est plus difficile quand même).

– Une robe assymétrique, j’ai fais de la natation, j’ai les épaules larges, l’assymétrique, c’est une très mauvaise idée

– Une robe bustier, dont je me préoccuperais toute la journée pour savoir si elle allait tenir.

 

Du côté de ce que je voulais :

– Une robe simple

– De la dentelle

 

Pas de grosses revendications. Mais première constatation, il y a (avait en tout cas, j’ai l’impression que pour cette rentrée, c’est d’avantage le cas) peu de robes simples en fait dans les magasins. La dentelle (même quand il apparait qu’elle est de mauvaise qualité dans un magasin qui prétends vendre du haut de gamme), c’est cher.

Bon… je fini par trouver mon bonheur parmis une gamme de robe d’un créateur russe, qui ne vend ses créations en France, qu’à Dunkerque., chez Nevesta mariage. Je prends contact par mail, après quelques échanges, nous fixons un rendez-vous, profitant de mon côté d’un voyage sur Paris, j’embarque avec moi une de mes demoiselles d’honneur. Je leur indique trois robes qui me plaisent, ils sont censés les commander. Mais, surprise en arrivant sur place, sous le ciel pluvieux et froid de Dunkerque, ma demoiselle d’honneur et moi, nous retrouvons coincées à la guerre, nulle trace de la personne qui devait venir nous chercher. Je téléphone au numéro que j’avais noté. (un portable) Rien. Je cherche sur internet, trouve deux autres numéro, fixes et portable, les essaie tous les deux, pas de réponse.

Nous nous impatientons, plus de 45mn que nous attendons dans le froid, on fini par prendre un taxi et à lui demander de nous déposer à l’adresse du salon de mariage (par bonheur ce n’est pas loin, on en a pour 5€ seulement). Là, le salon de mariage est fermé. Nous attendons encore, essayons à nouveau d’appeler. Finissons par prendre une grosse portion de frites dans la baraque à frites à côté (je te vois te marrer Seph :p), la seule partie positive de ce voyage, je n’ai jamais mangé de frites aussi bonnes. L’heure tournant, devant reprendre le train vers Paris puis reprendre train et avion vers nos villes respectives, nous retournons à la gare, à pieds, sous la pluie, trainant difficilement nos lourds bagages.

De retour chez moi, je reçois le lundi suivant un appel contrit de la boutique. (on y est allées le jeudi), m’apprenant que, comme j’avais pris rendez-vous deux mois avant, ils avaient crus que je ne viendrais pas. J’ai certes pris mon rendez-vous tôt, mais j’ai pris un rendez-vous non ? Le gérant me propose donc de me payer un billet de train (et de me rembourser celui-ci et celui de ma demoiselle d’honneur) pour que je vienne essayer ma robe. De mon côté je l’informe qu’étant sur Toulouse, j’avais profiter d’un voyage à Paris pour venir à Dunkerque, qu’il ne me serait pas possible de m’y rendre de nouveau, depuis Toulouse on parle de minimum 8 heures de train (s’il n’y a pas de retard, d’attentes entre les différents trains), d’autant qu’avec cette mésaventure, je n’ai plus très confiance.

Un mois plus tard, je reçois un mail m’informant que ma robe est arrivée et que je peux venir l’essayer. Ah ? Parce qu’en plus la robe qui devait être là pour septembre n’y était pas ? Je leur réponds que je les ai déjà informés, suite à la mésaventure que nous avions eu, que je ne pourrais pas venir à nouveau et qu’ils me doivent un remboursement… silence radio. Nevesta Mariage, franchement, côté service, humain, et professionnalisme, il y a mieux.

Entre temps, avant la mésaventure avec Nevesta, je m’étais dis que quand même, s’était pas très « prudent » de n’essayer qu’une robe, après tout je pouvais avoir un coup de coeur ailleurs, ayant vu des robes sympas sur le catalogue Pronovias, je prends rendez-vous à Toulouse dans la boutique de l’enseigne. Je m’y rends un après-midi avec mon amie Sephrenia. Nous discutons avec la vendeuse, qui m’explique que la plupart des robes qui me plaisaient sont bien au dessus de mon budget, parce que la dentelle des robes est une mantille (mademoiselle, la mantille c’est pas du tulle brodé, et pour avoir vu de près les robes incriminées, Sephrenia pourra vous dire que c’était pas de la mantille). Je choisi 7 robes, dont une parce que la vendeuse insiste trop, mais qui ne me plait pas du tout (c’est une meringue). La première robe, d’inspiration vestale grecque ne va pas du tout. Elle a un décolleté très profond et moi j’ai quand même une belle poitrine, on ne voit que ça. Sans compter qu’elle arrondit mes épaules. « Mes c’est votre mariage, vous pouvez tout vous permettre !  » me sort la vendeuse quand je lui dis qu’on ne voit que ma poitrine dans cette robe et que ça ne va pas. Bon… je l’ignore, on passe à la suivante, ça ne me va toujours pas. La suivante, un drapé de satin, qui me donne l’impression de faire un 44. La vendeuse nous assure que le drapé amincit (en satin le drapé en plus). Il faudra qu’on m’explique comment elle veut qu’un drapé, qui, par définition est un amas de tissus,  ça amincisse. Même Sephrenia commence à s’énerver de sa bêtise, la vendeuse devient agressive, c’est son métier nous dit-elle, elle est là pour conseiller, (sous entendu, elle sait mieux que nous). Bref on passe à la robe suivante, à partir de là, je suis obligée de lui demander d’ouvrir le rideau pour que Sephrenia puisse voir, car elle a décidé qu’elle ne l’ouvrait plus. Arrive la meringue. Nous sommes toutes passablement excédées. La vendeuse, qui est persuadée d’avoir raison. Moi, qui en ai marre d’essayer de robes moches et qu’elle ne prenne pas en compte mes demandes. Sephrenia, parce que la vendeuse est devenue agressive envers elle et a décidé de ne plus ouvrir ce foutu rideau (sans compter que mes chaussures m’ont fait des ampoules et que j’ai mal aux pieds.

Elle me passe la meringue donc, me laisse un instant pour aller voir une cliente entrée dans le magasin. Déjà, j’étouffe, elle a trop serré le corset de la robe, mais en plus je suis prise d’un fou rire irrépressible en voyant la chose dans le miroir. Tant et si bien que Sephrenia ouvre le rideau elle-même pour voir ce qu’il m’arrive, la vendeuse, elle, est furieuse de me voir écroulée de rire. A La seule robe qui aurait pu aller, toute simple, qui tombait pas trop mal, la vendeuse me réplique « mais ça vous vieilli, c’est trop simple, ce sont des gens de 30/40 ans qui mettent ça »… je t’ai dis que je voulais du simple…

Je me change, on part, énervées, se ressourcer dans un salon de thé.

A partir de là, je me dis que j’aurais peut-être du suivre mon instinct premier, et demander à ma mère de me faire ma robe, c’était un peu un rêve de petite fille, et elle en est parfaitement capable. C’est la première chose que je fais en rentrant chez moi, l’appeler pour lui demander cela. Et pour moi, l’histoire fini bien, c’est ma mère qui me fera ma robe selon un modèle très proche de celle que j’avais vu chez Nevesta, pour bien moins chère et pourtant avec des tissus de qualité (sous la dentelle, c’est une soie qui fait toute ma robe). Dans tous les cas, vous vous en doutez, je vous déconseille les endroits où j’ai pu faire mes essayages. A Toulouse, j’étais passée chez les Mariées de Juliette, ils étaient très bien et ont bonne réputation, tout comme Diva, qui est sans doute moins connu.


xoxo, Jenn

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